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Blog Kiwaïda

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mercredi 12 mai 2010

BISCUITS DE COULEUR SUR PLATEAU GRIS


Cendrillon (oeuvre de Sonia marques) Photo de l'artiste

L'installation, le vernissage de l'oeuvre "Cendrillon", en carreaux de céramique, que j'expose à l'École Nationale Supérieure d'Art de Limoges-Aubusson était magique. Cette pièce est en téléchargement, sur un grand plateau, le temps de l'exposition. Un journaliste (ci-dessus) de France 3 est venu interviewé Étienne Mineur qui exposait ses ordinateurs et consoles de jeux de sa collection personnelle. Il m'a zappé mais je connais la chanson ;.)

J'ai apprécié l'ambiance nocturne de l'installation du puzzle (merci pour l'aide de A.A, J.D., J.B) pendant que les élus dînaient au restaurant ! Nous, nous avons tenté de récupérer un paquet de chips de la machine à café qui ne voulait pas descendre, dans le noir en chargeant un soda qui tomba dessus et nous avons continué notre construction en chaussettes sur le plateau. Puis, nous sommes rentrés en taxi, personne pour nous véhiculer en centre ville... Les Cendrillons ce soir n'ont pas mangé mais avaient tant disposé de biscuits sur le plateau, de couleurs, que la nuit nous porta conseil pour terminer le lendemain matin. Et qui plus est, les Cendrillons sont toutes rentrées avant minuit ! 

Coupes de champagne, petits fours devant biscuits de couleurs sur plateau gris de 4 mètres sur 4 mètres. L'oeuvre renaît de ses cendres, À présent les oiseaux phénix.

mercredi 10 mars 2010

PERMANENT VACATION


Photographie de  Jim Jarmusch et Tom Waits par Deborah Feingold ©

En regardant le film de Jim Jarmusch "Permanent vacation" (réalisé en 1980) je me remémorais que je faisais souvent cette confusion physique de Jarmusch avec Tom Waits. Pour voir cette confusion j'ai trouvé cette photographie et effectivement, il y a une ressemblance... Dans le style !


Image du film "Permanent vacation " de Jim Jarmush (1980)

Les premières scènes du film décrivent en voix off la disponibilité dans laquelle on se trouve, du passage d'un lieu à un autre, d'un intérieur à un autre, d'un appartement à un autre avec cette inquiétante étrangeté du début qui devient vite du "déjà-vu". Et ce sentiment est très bien décrit dès les premières scènes. L'état de transition puis le nomadisme du personnage, le parcours erratique, est rendu fragile par les lieux (intérieurs et extérieurs) quasiment abandonnés, mais habités par le vide. Vide du temps de travail, habitation de la folie. Ces asiles parcourus sont autant de poétiques de l'espace qui donneraient matière à réflexion, dans les nôtres emprunts de visions consuméristes (si tu n'as pas la salle de bain et l'horloge et la hotte de cuisine, si tu n'as pas le meuble pour meubler la conversation avec l'autre meuble, tu ne vaux rien)

Un matelas au sol, un bout de miroir surélevé par un tabouret, un tourne-disque au sol, une chaise avec vue sur le dehors, un kimono suspendu au mur et des accessoires chics (un livre dont on lit quelques vers de poésie et un peigne pour se coiffer et bien sûr... une cigarette, seul signe du temps qui passe) Le héros s'ennuie très vite lorsqu'il investit un lieu et s'en va très vite car tout fini par se ressembler, les gens eux-mêmes et leur petite vie. Mais dans ses rencontres de vagabonds et de marginaux, il y a un sentiment de désertion et de liberté, dit en une phrase (retranscrite approximativement là) par le héros :

- Certains arrivent à trouver de la motivation dans un travail et moi je n'y arrive pas... 

Après recherches, il apparaît que ce film, fut un film de fin d’études boudé par les professeurs. Comme quoi, il faut toujours garder une trace de ses productions scolaires, mêmes boudées par les professeurs. Considérer la marge sachant que la densité émerge de cette marginalité, l'expérience.

L'ennui ici filmée a sans doute été une motivation dans la réalisation. Le jeu de danse, la chorégraphie du bout des doigts et l'indifférence d'une compagne cernée en attente, fatiguée d'être seule, il y a une maîtrise des éléments posés, de l'existant. La difficulté est de maintenir le dépouillement jusqu'au bout.

Les deux pierrots sur la photo, le Waits et le Jarmush, ont cette attitude, travaillée, du théâtre ambulant des marcheurs aux chaussures usées.

La vacuité, lorsque l'on perd tout, est une ouverture des possibles. L'espace disponible est habitable mais ne sera pas habité.


samedi 26 septembre 2009

SHANGHAÏ : FREEHAND DEMO


Visuel :  Etienne Cliquet

Sur le site Internet de l'école internationale d'études post-grade en art [ Xi Yi Tang ] à Shanghaï, en Chine nous pouvons lire ceci :

Etienne Cliquet 的作品能在网络上和真实的展览空间内同时找到。从1999年至2004年,他与 Sonia Marques 共同筹建了一个网络艺术家小组:“空中隧道”。自2004年起,他开始借用电脑辅助工具研究传统手工折纸工艺。

折纸工艺特有的脆弱性和轻巧性,如何与网络世界的不稳定性和非物质性建立起关系,这又将是一种怎样的关系?是艺术家感兴趣的问题。仅用简单的一张纸,可以折叠出任何东西——只要找到一种分析/解码的方式。Plier(折叠)这个词来自于拉丁语 "Plicare",含有隐式的、有意味的、明确的、复杂的、实用的等义,在网络社会里也可相应找到多元概念。

如果说折叠工艺的启示让科学家们能够自由出入于手工实验和数字处理之间,那么它也让象 Etienne Cliquet 这样的艺术家能够不断地、有些措手不及地、频繁地进行身份转换:折纸工艺师、程序设计员、艺术家、科学家等等,这些看似风马牛不相及的身份,却可以在网络世界安然相处,不用担心他们之间不同密码,不同文化的转换问题。

对 Etienne Cliquet 来说,一张折叠出花样的纸,就那么搁在桌上,或窗台边,看上去那么复杂、那么精美,同时又让人感觉不值一提,它亦似乎是一种无声邀请,令人思考当今社会的人们生活模式和工作状态的不稳和脆弱。在上海,艺术家还有新的收获:他站在艺术家的角度,观察一位老奶奶仔细将一张张金色银色的纸,慢慢折叠成一个个“元宝”,然后,将这些折叠好的元宝带去庙里,烧掉。

Le travail d'Etienne Cliquet est visible à la fois sur Internet et dans l'espace des expositions. De 1999 à 2004 il a co-initié et animé avec Sonia Marques le collectif en ligne Téléférique. Depuis 2004 il développe des recherches en origami assisté par ordinateur.

Etienne Cliquet s'intéresse à la fragilité et la légèreté du pliage dans sa relation au caractère versatile et immatériel d’Internet. Avec une simple feuille de papier il comprend le pliage de toute chose comme une méthode d'analyse ou de cryptage. Le geste élémentaire de plier, du latin "Plicare", convoque en effet les notions d'implicite, d'explicite, de complexe, d'impliqué ou d'appliqué, et permet de saisir de multiples concepts au coeur de la société de l'information.

Si le pliage permet aux scientifiques un va et vient entre théories mathématiques et travail manuel, entre opérations et manipulation, entre algorithmes et bricolage, il permet également à un artiste comme Etienne Cliquet un va et vient assez déroutant entre plusieurs communautés (les origamistes, les programmeurs, les artistes, les scientifiques) qui cohabitent et coopèrent sur le réseau sans pour autant confondre leurs codes ni leur culture. La démo constitue dès lors la forme appropriée du passage entre ces différentes communautés.

Pour Etienne Cliquet, l'aspect à la fois sophistiqué et dérisoire d'un papier plié posé sur une table ou sur le rebord d'une fenêtre invite aussi à une méditation sur la précarité de nos modes de vie conditionnés par la mobilité et la flexibilité. A Shanghai, il observe sur son palier une vieille dame qui plie des feuilles dorées pour en faire des "Yuan Bao" avant d'aller les brûler au temple.



lundi 8 juin 2009

COCOTRISTE (ALBUM)


Voici l'abum Cocotriste, sorti sur le label Ubiktune. J'ai beaucoup apprécié travailler avec l'autrichien Rico Zerone. Depuis mon article sur son dernier album ici, puis la première impulsion d'un agencement commun ici, nous avons élaboré ce projet ensemble, en lui donnant le nom du poème le plus triste, parmi un éventail enjoué d'envols. Je dois remercier RZ pour ses compositions mélodieuses et décomplexées. Elles s'ajustent sur ma voix qui s'éloigne, tandis que le sens de mes poésies se placent avec plus d'évidence. Il a tenu à sélectionner un de mes dessins et c'est me rendre un grand service tout en me faisant la surprise du concept global et de l'enchaînement des musopoésies. J'avais initié quelques agencements sur ses compositions déjà diffusées, puis il en a inventé de nouvelles. Le dessin qu'il a choisi est l'un des rares en bleu parmi les noirs. Il ressemble fort à un carreau de céramique portugais : un azulejo. En tout cas cet oiseau bleu est porteur de messages...

Nous avons investis l'espace-temps d'une cours de récréation, à mi-chemin entre différents pays, (vive Internet !) Dans cette isolation buissonnière, le sens de certains de mes poèmes ont trouvé une voix et de nouveaux horizons. Entre "l'amour ça pique" et "je décolle ravie", il y a le "fleuve qui forme les larmes" de cocotriste, les dessins de vies parcourues sur un papier millimétré, "millimètre par millimètre..."

Travail direct et stimulant à flux tendu et pourtant détendu... des hérétiques dans des lieux écartés. RZ m'a fait découvrir le net-label Ubiktune (mis à jour par C-jeff) Il diffuse et publie des musiques liées avec la chiptune (musiques fait avec des puces, chip,  d'ordinateur) Chaque album est disponible en téléchargement gratuit en version MP3, afin de favoriser le partage, tout en mettant un point d'honneur au respect des auteurs et à la non-commercialisation des projets. Ce net-label est hébergé sur le serveur Untergrund.net, qui accueille un grand panel de sites de la scène démo...

Ubiktune décrit l'album Cocotriste par rapport à la cosmic music, qui est un mélange de pop-synthé, d'électronique, de percussions chaudes sud-américaines et de la minimale froide venue d'Europe... Ce Space Disco, mental et onirique, a été initié par le DJ italien Daniele Baldelli au Cosmic club, fin des années 70. J'avais d'ailleurs pu apprécier un live lors du festival parisien Villette Sonique en 2007. J'avais bien aimé le Black Devil Disco Club à cette occasion, très relaxant dans l'espace des objets volants non identifiés, des châteaux hantés. J'apprécie cette musique hypnotique, lorsqu'elle est sensuelle et abstraite. Je n'y avais pas pensé à priori pour la création de cet album mais plutôt à un versus samba/bossa nova pour le graphisme de la pochette, que Rico à concrétisé dans ses percussions rythmiques. Pourtant le titre "Abstraction", une histoire d'avion tel un jeu d'enfant, avec tous les rêves emmenés dans l'engin et "I feel love" sont bien sur la piste cosmique. J'avais composé un son extrêmement ralentit pour placer ma voix sur les paroles de Donna Summer, du célèbre morceau qui révolutionna le disco ("I feel love"), puis il est devenu, après composition de RZ, complètement léger et sautillant (c'est la puce, la chip ;.) et assez incroyable par rapport à l'original... Simplement jouissif !

J'aime aussi l'idée qu'un message est aussi bien un dessin, un poème, une fleur, un graphisme, une mélodie, un son, une couleur, quelque chose d'entrainant qui raconte une histoire ou bien qui place des mots, une voix dans un espace... infini.

Spéciale dédicace à l'oiseau bleu.

Pour télécharger la pochette à imprimer chez soi en bonne définition, les poèmes, les sons en mp3 : http://www.nissologie.net/snd_cocotriste.html

vendredi 20 février 2009

MANIFESTE


Photo (Sonia Marques) prise en 2008 à la Foire du Trône à Charenton

MARTINIQUE GUADELOUPE GUYANE RÉUNION

Manifeste "pour les produit de haute nécéssité" de Martinique Guadeloupe Guyane Réunion, rédigé par Ernest BRELEUR, Patrick CHAMOISEAU, Serge DOMI, Gérard DELVER, Edouard GLISSANT, Guillaume PIGEARD DE GURBERT, Olivier PORTECOP, Olivier PULVAR, Jean-Claude WILLIAM

Ces 9 pages (à télécharger en PDF, sur le lien) éclairent les dernières lignes de mon précédent article.

Ce beau texte collectif et digne, apporte des réponses, face au silence et à la fuite de notre gouvernement. Il réinscrit la poétique dans nos besoins vitaux, avec les mots occultés, éthiques, en critiquant ceux trop souvent avancés, comme "le panier de la ménagère". Ce qui revient à vivre sa vie, et la vie, dans toute l'ampleur du poétique. Il insiste sur la perte du sens créateur de l'emploi et la nécessité de valoriser l'imaginaire. Les insulaires et les ultra-périphériques résistent et écrivent, comme exemples d'une société postcapitaliste.

Extraits :

Dès lors, derrière le prosaïque du " pouvoir d'achat " ou du " panier de la ménagère ", se profile l'essentiel qui nous manque et qui donne du sens à l'existence, à savoir : le poétique. Toute vie humaine un peu équilibrée s'articule entre, d'un côté, les nécessités immédiates du boire-survivre-manger (en clair : le prosaïque) ; et, de l'autre, l'aspiration à un épanouissement de soi, là où la nourriture est de dignité, d'honneur, de musique, de chants, de sports, de danses, de lectures, de philosophie, de spiritualité, d'amour, de temps libre affecté à l'accomplissement du grand désir intime (en clair : le poétique). Comme le propose Edgar Morin, le vivre-pour-vivre, tout comme le vivre- pour-soi n'ouvrent à aucune plénitude sans le donner-à-vivre à ce que nous aimons, à ceux que nous aimons, aux impossibles et aux dépassements auxquels nous aspirons. La " hausse des prix " ou " la vie chère " ne sont pas de petits diables-ziguidi qui surgissent devant nous en cruauté spontanée, ou de la seule cuisse de quelques purs békés. Ce sont les résultantes d'une dentition de système où règne le dogme du libéralisme économique.

(...)

Il y a donc une haute nécessité à nous vivre caribéens dans nos imports-exports vitaux, à nous penser américain pour la satisfaction de nos nécessités, de notre autosuffisance énergétique et alimentaire. L'autre très haute nécessité est ensuite de s'inscrire dans une contestation radicale du capitalisme contemporain qui n'est pas une perversion mais bien la plénitude hystérique d'un dogme. La haute nécessité est de tenter tout de suite de jeter les bases d'une société non économique, où l'idée de développement à croissance continuelle serait écartée au profit de celle d'épanouissement ; où emploi, salaire, consommation et production serait des lieux de création de soi et de parachèvement de l'humain.

(...)

Quant à l'idée du " plein emploi ", elle nous a été clouée dans l'imaginaire par les nécessités du développement industriel et les épurations éthiques qui l'ont accompagnée. Le travail à l'origine était inscrit dans un système symbolique et sacré (d'ordre politique, culturel, personnel) qui en déterminait les ampleurs et le sens. Sous la régie capitaliste, il a perdu son sens créateur et sa vertu épanouissante à mesure qu'il devenait, au détriment de tout le reste, tout à la fois un simple " emploi ", et l'unique colonne vertébrale de nos semaines et de nos jours. Le travail a achevé de perdre toute signifiance quand, devenu lui-même une simple marchandise, il s'est mis à n'ouvrir qu'à la consommation.

Nous sommes maintenant au fond du gouffre. 

(...)

Il nous faut donc réinstaller le travail au sein du poétique. Même acharné, même pénible, qu'il redevienne un lieu d'accomplissement, d'invention sociale et de construction de soi, ou alors qu'il en soit un outil secondaire parmi d'autres. Il y a des myriades de compétences, de talents, de créativités, de folies bienfaisantes, qui se trouvent en ce moment stérilisés dans les couloirs ANPE et les camps sans barbelés du chômage structurel né du capitalisme.

(...)

Il s'envisagera en " tout ce qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue ".

Il y aura du travail et des revenus de citoyenneté dans ce qui stimule, qui aide à rêver, qui mène à méditer ou qui ouvre aux délices de l'ennui, qui installe en musique, qui oriente en randonnée dans le pays des livres, des arts, du chant, de la philosophie, de l'étude ou de la consommation de haute nécessité qui ouvre à création - créaconsommation.

(...)

Voici ce premier panier que nous apportons à toutes les tables de négociations et à leurs prolongements : que le principe de gratuité soit posé pour tout ce qui permet un dégagement des chaînes, une amplification de l'imaginaire, une stimulation des facultés cognitives, une mise en créativité de tous, un déboulé sans manman de l'esprit. Que ce principe balise les chemins vers le livre, les contes, le théâtre, la musique, la danse, les arts visuels, l'artisanat, la culture et l'agriculture... Qu'il soit inscrit au porche des maternelles, des écoles, des lycées et collèges, des universités et de tous les lieux connaissance et de formation... Qu'il ouvre à des usages créateurs des technologies neuves et du cyberespace. Qu'il favorise tout ce qui permet d'entrer en Relation(rencontres, contacts, coopérations, interactions, errances qui orientent) avec les virtualités imprévisibles du Tout-Monde... C'est le gratuit en son principe qui permettra aux politiques sociales et culturelles publiques de déterminer l'ampleur des exceptions.

(...)

Ainsi, chers compatriotes, en nous débarrassant des archaïsmes coloniaux, de la dépendance et de l'assistanat, en nous inscrivant résolument dans l'épanouissement écologique de nos pays et du monde à venir, en contestant la violence économique et le système marchand, nous naîtrons au monde avec une visibilité levée du post-capitalisme et d'un rapport écologique global aux équilibres de la planète....

Alors voici notre vision :

Petits pays, soudain au cœur nouveau du monde, soudain immenses d'être les premiers exemples de sociétés postcapitalistes, capables de mettre en œuvre un épanouissement humain qui s'inscrit dans l'horizontale plénitude du vivant...

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Édouart Glissant vient de publier, avec Patrick Chamoiseau, un essai :  L'intraitable beauté du monde - Adressé à Barack Obama, 2009. Tous deux écrivains antillais, Glissant aussi poète, a porté ses recherches sur l'identité rhizome, ouverte sur le monde. Inspiré par ses concepts, Chamoiseau à participé également à la création du manifeste de la créolité (avec Jean Bernabé et Raphaël Confiant)

Lire l'article sur la créolisation du monde de Mylène Priam (2005), sur la revue en ligne Peuple & Monde