
Carte de voeux de Kiwaïda
2010 ! Nous y voilà grand chat !
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lundi 11 janvier 2010
Par KIWAÏDA le lundi 11 janvier 2010, 10:36 - GRAPHISME

Carte de voeux de Kiwaïda
2010 ! Nous y voilà grand chat !
jeudi 1 octobre 2009
Par KIWAÏDA le jeudi 1 octobre 2009, 18:39 - DESSIN

Capture du site Internet de dessins Incognitos (Sonia Marques)
Voici ma dernière création de diffusion, le tout nouveau site Internet de mes dessins principalement à l'encre de Chine noire et au même format, un 50X50 cm sur papier. Sur mon site Internet Nissologie, il y avait déjà une partie destinée à ces dessins, mais à présent la navigation ici est entièrement dédiée à ces créations. Ils sont numérisés et adaptés à l'écran comme s'ils étaient dessinés sur la page blanche. L'ensemble est plus minimal et plus clair. Le site Nissologie est une édition graphique volontairement saturée de couleur et très noire comme un bateau de pirate sur l'océan, une université unique. J'ai changé la page d'accueil afin de visualiser quelques uns des sites Internet réalisés. Je dois remercier ceux et celles qui m'ont donné cette envie de libérer les oiseaux de bonne augure à travers le monde, en accompagnant ce geste ;.)
"La sensualité de l’encre de Chine en fait une matière liquide qui brille et fixe les états fluides. J’ai l’impression pour certains dessins, qu’ils restent mouillés. Si le noir dessine des cheveux, des poils, ils apparaissent comme sortis de l’eau, de la mer, du bain de minuit si le lac est noir. Il devient ainsi chaud et enveloppant, par sa masse comme un épais manteau. J’utilise des pinceaux de différentes tailles, le plus souvent choisis pour leur finesse, car l’esprit passe par ces poils minutieusement attachés qui imbibent l’encre et la retiennent un peu, jusqu’à lâcher son poison plus ou moins suave, inattendu, espéré, guérisseur ou vengeur. Le contraste de cette matière visqueuse noire miroir avec le blanc mat du papier en fait des formes tranchantes, nettes et définitives. J’aime cet aspect franc et sans retour possible dont le recommencement permet un éternel renouvellement des formes, avec des recompositions trouvées aussi par la constante contrainte d’un format carré. J’ai aussi cette impression de faire un art martial (pour en avoir pratiqué) en dessinant les Incognitos. Ils tentent de trouver la voix la plus juste en représentant des forces contraires, des états de tension qui se calment par la réalisation manifeste, imposante d’une trace. Le dessin devient alors une évidence."
(Extrait du texte des Incognitos, débuté en 2007)
samedi 21 février 2009
Par KIWAÏDA le samedi 21 février 2009, 00:11 - CINÉMA
Photo : Niko Tavernise/Fox Searchlight Pictures
The wrestler est un film réalisé par Darren Aronofsky avec Mickey Rourke (qui joue le rôle du catcheur Randy) La forme plastique du film est très réussie, intimiste, de gros plans, des rythmes lents alternés de rythmes rapides, une belle entrée avec des cadrages sur les posters vintages de matchs de catch et une belle sortie, nette, en plein vol. L'ange aux cheveux blonds, aux artifices assumés, hisse son expérience au plus haut. L'âge mature, dans le film n'est pas un frein au saut final, il témoigne d'une énergie sportive et d'une certaine conservation de l'aventure. Le risque et le masque du passé sont montrés comme marques (cicatrices et combats) de l'expérience unique. Randy joue un catch hardcore avec une technique aérienne dangereuse bien à lui, qui lui vaut son nom de scène "Le bélier", perché sur les cordes du ring, il s'élance afin d'abattre son adversaire. Dans ce film sensationnel, les catcheurs font des matchs à mort (Deathmatch) extrêmes, utilisant des panneaux de verre, des punaises, des agrafeuses, des fils barbelés...
Une confidente strip-teaseuse qui frise le flirt avec son client, malgré ses principes, le compare, aux passions que déchaînent le Christ. Randy est un Jésus sexy sur le retour, qui aime la torture, en toute amitié, en toute empathie avec ses compagnons de fortune. Lorsqu'il participe à une réunion, dans un gymnase, c'est avec les vétérans estropiés par leur métier, qu'il signe des autographes auprès de fans, tous fatigués, à bout de course.
Le film réaliste, nous place sur le ring, le plus souvent derrière le dos de Randy, afin de vivre ces échanges violents et sanglants. Sex-symbol des années 80, Mickey Rourke au corps transformiste, fait coïncider sa vie personnelle et celle de l'acteur, dans un magnifique com-back, très touchant, dans sa rage et sa destruction. Une histoire de rédemption de has been déterminé à rester en pleine lumière, face à un public qui l'acclame, qui décide et combat par procuration. Malgré la fragilité du coeur de Randy (cardiaque), il ouvre celui-ci tendrement, dans ses rapports avec sa fille, dont il ne connait rien et dans ses rapports avec une strip-teaseuse expérimentée (actrice : Marisa Tomei) Elle-même en double-jeu, avec son personnage de scène (Cassidy) et celui de sa vie ordinaire (Pam). Cassidy tout comme Randy, se questionnent sur leur reconversion : Refaire leur vie avec leur vrai nom ? Décrocher le spectacle ? Sur fond de hard Rock américain, ils se plaisent à se remémorer les Guns N' Roses et autres groupes des années 80, en détestant l'arrivée des années 90 avec Cobain.
Pour les catcheurs, le nom de scène est sacré, le mask, et ne doit pas être écorché, comme il peut l'être lorsque l'on se retrouve à mesurer des portions (un peu plus ou un peu moins) pour les clients d'un supermarché. La scène de la démission est un micro-spectacle dans les rayons bien rangés du supermarché ! Excessive, elle montre le décalage des "jobs" alimentaires, sans échange et sans intensité en comparaison avec sa vie bien tapée. Le job (pour arrondir ses fins de mois), est bien plus difficile pour Randy, que ses matchs hardcore. La normalisation et les proportions de l'alimentaire du marché, contrastent avec les catcheurs hors-norme qui recherchent des factices d'aluminium, des assiettes et fourchettes pour simuler les armes des lutteurs. Randy, gladiateur des temps moderne (le catch est le sport le plus médiatisé au monde), ne se sent exister que sur scène, lorsqu'il rentre dans l'arène.
Ce que j'ai aimé dans ce film, c'est le refus de la demi-mesure justement. C'est le travestissement, ces jeux créateurs de mimes de Superhero / Supervillain, avec les paillettes et les collants colorés, les décolorations, gonflettes et séances d'UV ! De vrais théâtres populaires postmodernes, des gladiateurs gorgés de médicaments, amicaux dans les coulisses et meurtriers en public. Un pipo savant !
♥
Une exposition Kitsh-Catch, à Sète, au Musée international des arts modeste, propose des documents d'archives (affiches, photo, vidéo) en dialogue avec des objets de culture populaire et des créations d'artistes fascinés par cette discipline aux frontière du sport de combat et du théâtre (cf. dossier de presse). Jusqu'au 17 mai 2009...
Mais je ne le l'ai pas vue !
♥
Sur mon album Monstrum, une association de mes poésies avec mes compositions sonores, conçue pour un concert au casque (Placard#9, à l'espace artistique La Générale, à Paris en Août 2006), il y a un titre "Erotic catch" pour lequel j'ai lu un de mes poèmes sur ces rencontres masquées érotiques dans le jeu. À l'origine, ce poème s'est associé à une composition électronique sonore créée quelques années plus tôt qui se nommait élico. Car cela me faisait penser aux décolages dans l'absolu.
dimanche 8 février 2009
Par KIWAÏDA le dimanche 8 février 2009, 18:51 - DESSIN
En tapant « Nissologie représente la ruse par le dessin » dans Google-images, on tombe sur l'ensemble de mes dessins :
Ce sont les incognitos, documentés sur mon site (Nissologie / Sonia Marques).
Autocongratulation ? Non c'est le constat d'un oursin : Urchin, programme d'analyse de trafic de mon hébergeur, qui m'informe des meilleurs mots-clés. Quelqu'un, un anonyme, souhaitait, de toute évidence, trouver « comment représenter la ruse par le dessin
», en tapant cette phrase sur un moteur de recherche et il est tombé sur Nissologie.
Le texte sur les incognitos décrivait déjà, comment ces dessins étaient pensés : Les dessins sont des ex votos, dessinés
d'après le vœux, des coups de bluff, des tatouages, des signes
chamaniques afin de conjurer la peur. Donc pas de grand hasard, juste une orientation conceptualisée par un programme informatique, car elle résume en une phrase, en une recherche « comment représenter la ruse par le dessin
»
La ruse fait aussi penser à La Métis, cette forme d’intelligence donnée par les Grecs, comme l’explique l’article de George Vignaux ‘La ruse, intelligence pratique’, du mensuel Sciences humaines (Avril 2003) sur Les savoirs invisibles.
"C’est la ruse de l'opprimé contre une domination, la ruse du citoyen contre le pouvoir."
"Dans toute situation de conflit ou de compétition, la victoire peut
s'obtenir de deux façons. Soit parce qu'on est le plus fort sur le
terrain en question, soit par l'utilisation de procédés qui ont pour
but de fausser l'épreuve et de faire triompher celui qu'on croyait
battu."
"La mètis, c'est l'affût, l'homme qui épie pour frapper l'adversaire au moment le plus inattendu."
Extrait d'une capture d'écran, de la recherche obtenue dans Google-images, en tapant
« Nissologie représente la ruse par le dessin »