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Blog Kiwaïda

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lundi 2 août 2010

PRIÈRE


Capture sur GoogleMap de
The World  (archipel d'îles artificielles des Émirats arabes unis dont la construction en 2003 a été interrompue à cause de la crise financière de 2007-2009)

Si l'aura n'était plus ce qu'elle nous renvoyait au début de la photographie et du cinéma pour Walter Benjamin (son essai publié en 1935 : "L'Œuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique") quand est-il 75 années plus tard, aujourd'hui, en 2010 de ce point de vue ?
Si l'émancipation de cet essai critique et sans nostalgie (art sacré) par rapport aux arts dits traditionnels et l'avènement des oeuvres photographiques et cinématographiques et sans à priori sur la participation des masses (aliénation, marchandisation) fut pourtant long à prendre en modèle théorique (dans l'art) ; quand est-il aujourd'hui de notre rapport à Internet et l'art contemporain ?

Il y peu d'écrit sur l'esthétique lié aux outils d'aujourd'hui, écrits sur l'art, sur comment se fabrique l'art aujourd'hui (avec nos modes de pensée + transdisciplinaires) avec le style de Walter Benjamin : sans nostalgie ni à priori.

Le point de vue adopté dans les écrits sur le média de communication Internet, qui a radicalement changé notre "perception" de l'art et de l'identité, est souvent le même, il pointe les dangers (l'aliénation) et la médiocrité (perte de qualité) mais, me semble-t-il, peu d'observation claire et scintillante du monde virtuel dans notre réel et de notre gestuelle pour y parvenir, de l'usage de nos outils.

Avec les culturals-studies,

-courant de recherche à la croisée de la sociologie, de l'anthropologie culturelle, de la philosophie, de l’ethnologie, de la littérature, de la médiologie, des arts, etc. D'une visée transdisciplinaire, elles se présentent comme une "anti-discipline" à forte dimension critique, notamment en ce qui concerne les relations entre cultures et pouvoir. Transgressant la culture académique, les cultural studies proposent une approche "transversale" des cultures populaires, minoritaires, contestataires, etc. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Cultural_Studies)

, le point de vue de Walter Benjamin, aujourd'hui, serait ébranlé à son tour. Dans son essai, quelques auteurs majeurs d'une société, avant les techniques de reproduction étaient rares et avec la conscience des masses et de l'époque de sa reproductibilité technique sont devenus encore plus rares. Avec l'étude des cultures populaires et minoritaires, par leur approche transversale et transdisciplinaire, on peut se poser la question des modes d'élection, dans l'histoire, pour devenir un auteur. La pensée alors, réduite à l'exclusion de minorités, des femmes... avec une visée esclavagiste, ne pouvait alors qu'élire quelques rares auteurs dignes de représenter cette pensée.

Autre réflexion :

Il me semble que la question de l'aura, avec Internet, s'est retrouvé reprendre sa distance perdue dans les techniques de reproduction de l'époque de Walter Benjamin (photo-cinéma) La révélation de l'absence par l'accès à l'émiettement continu des images est bien ce qui nous sépare.

La séparation, cette mise à distance est activée à chaque illusion de la proximité que l'on a des choses. Si l'on y pense : la mosaïque consumériste nous pousse à plus de concentration et à l'isolement. Si l'on n'y pense pas, on reste groupé, massé, amassé sur un canapé (oui mais avec 'boisson à volonté')

Là commence le recueillement retrouvé, le culte de l'absence, d'après sa disparition.

Dans le voeux d'union, ne reste que la prière.

vendredi 15 janvier 2010

SWEET HOME


Photographie de Sonia Marques de chaussons de Turquie
(Exposition "Regards sur la Turquie" au Pavillon du Verdurier à Limoges)

Une successions de lien dans ma limousine... Jeux de mots, mais je n'ai pas ce manteau ni cette voiture ;.) Par contre en Limousin vit depuis des siècles une tradition de maçons et tailleurs de pierre migrants. Je note dans ma limousine ces étymologies, petits sucres dans mon cerveau de plume. Si le limousin est un habitant de la région du même nom, la limousine aussi (en plus d'être une race bovine, un manteau de laine et une voiture de luxe), composée des trois départements Corrèze, Creuse et Haute-Vienne. Le limougeaud et la limougeaude sont les habitants de la ville de Limoges... Je fais là un peu de limosinage avec les mots, comme un ouvrage de maçonnerie...

Avec ma limousine, je visite le Pavillon du Verdurier de Limoges car je suis attirée par la scénographie de cartographies, ce sont celles de l'exposition itinérante  "Regards sur la Turquie", car c'est la saison de la Turquie en France. Elle présente le travail de deux cartographes renommés, Piri Reis, qui dédicaça le "Kitab-i Bahriye" (Livre sur la Navigation) au Sultan Soliman le Magnifique et Katip çelebi, dont le livre intitulé "Cihannuma" (Vison du monde), a conduit à l'établissement d'une nouvelle école de cartographie (Ici une carte de Piri Reis)

Et puis je vais à la belle médiathèque (de l'architecte Pierre Riboulet, né à Sèvres de famille modeste, ouvrière, dans la maçonnerie, un père peintre en bâtiment qui vient de la Creuse et monte à Paris, accueilli par la diaspora limousine de la capitale, qui ouvre l'atelier de Montrouge) Sa biographie ici.


Photographie de Sonia Marques : La médiathèque de Limoges

Ici il y a des anges qui aiment le silence comme dans le film de Wim Wenders "Les Ailes du désir" (Himmel über Berlin) sorti en 1987. La vision que j'ai eu était celle-ci, une scène dont je me souviens du film qui se tramait à la Staatsbibliothek de Berlin. Bref, je vais à la médiathèque car Pascal Plas, (spécialiste d'histoire contemporaine (XIXe-XXe siècles), correspondant de l'Institut d'Histoire du temps présent (CNRS), directeur de la revue "Histoire-Mémoires", a donné une conférence sur "Roger Gonthier, un architecte dans la ville, Limoges, 1914-1939".

Ah ! Roger Gonthier n'a pas de page sur Wikipédia (!?) sans doute car son oeuvre est bien plus considérable qu'on ne le croit. C'est ce que l'historien a développé. Architecte de la gare des Bénédictins, "Il fut l'architecte de l'habitat social de l'entre deux guerres (cité des Coutures, cité jardin de Beaublanc, cité Casimir-Rançon) mais aussi le constructeur de bâtiments industriels et commerciaux. Incontestablement l'homme mérite une redécouverte.

Ce qui m'intéressait c'est de revenir à ce Pavillon du Verdurier du début de ce texte.

Photos de Sonia Marques : Pavillon du Verdurier (Décembre 2009)


Photos de Sonia Marques : La gare des Bénédictin et le bassin du jardin de juillet (Décembre 2009)

Roger Gonthier, né en 1884, avec sa vingtaine d'année va s'occuper de la gare de Limoges, en même temps qu'il est en licence de droit, qu'il étudie encore. Puis au fur et à mesure des années (de la première guerre) il endosse plusieurs casquettes : architecte urbaniste, architecte d'intérieur, architecte du logement social et architecte paysagiste. Le pavillon du Verdurier est alors un pavillon frigorifique : un gigantesque frigo qui abrite des carcasses de viandes congelées, importées d'Argentine. Une boucherie géante qui sert d'entrepôt et de vente. On peut comparer la coupole à celle de la gare des Bénédictins. Les deux céramistes Genti & Bourdet (de Boulogne Billancourt) font de cet édifice un travail remarquable et soigné qui donne à ce Pavillon une allure Art Déco (pdf explicatif ici) Les fresques et la frise à l'intérieur, sont de Françis Chigot, maître verrier de la ville. Et aujourd'hui, ce lieu accueille des expositions. La gare est impressionnante, surélevée sur les voies et fut l'objet de multiples projets et dessins (A, B, C, D ,E ,F, G) avec débats publics à la mairie jusqu'à ce que le dernier obtienne l'approbation. Je me suis dit que la lettre G était celle de Gonthier, ainsi avaient-ils tous trouvé un accord à cette lettre... mais ce n'est que le fruit de mon imagination ;.)

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À la médiathèque, une exposition prenait place, 'Esprit porcelaine' du nom du groupe de créateurs céramistes qui fête ses 25 ans. Voici quelques photographies prises sur place :

Jean-Louis Puivif "Gouttes" (Paravent)

Guy Meynard "Chic planète", 1990

Joon-Hyun Park "Origami" (lampes)

La porcelaine est un médium magique et sensuel, il traverse les années avec aisance et ne date pas les réalisations. J'ai croisé un photographe, avec un matériel bien plus sophistiqué que le mien, mais qui semblait lui demander des torsions supplémentaires, qui m'a dit : "C'est beau, on en mangerait" Oui il y a ce côté dessert, associé aux arts de la table le plus souvent, mais pas seulement. Et le blanc est une 'chic planète' pour reprendre le titre d'un service présenté, qui d'un coup, nous fait penser au tube musical des années 80 de l'affaire Louis trio. Deux femmes se sont mises à chanter : 

"Amis Terriens, Amies Terriennes, Han han, Regardez la boule qui roule sous nos pieds, Comment elle tient, quoiqu'il advienne, Han han, Parce qu'on y tient et qu'on est tous dessus,  Chic planète, dansons dessus, oh oh oh..."

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Dans ma limousine, j'ai pris des photos de l'exposition "Modèlisme" au FRAC, Fonds Régional d'Art Contemporain de Limoges.
Les exposants : Thomas Bayrle / Jean-Marc Berguel / Sylvain Bourget / Chris Burden / Laurent Chambert / Delphine Coindet / Jordi Colomer / Kristina Depaulis / Georg Ettl / Peter Hutchinson / Mathias Le Royer / Andrew Lewis / Didier Marcel / Stephen Marsden / Norton Maza / Juan Muñoz / Miguel Palma / Joan Rabascall / Thomas Schütte / Tatiana Trouvé / James Turrell / Jean-Pierre Uhlen
Didier Marcel (né en 1962), "Sans titre", 1992_94
Stephen Mardsen (né en 1962), "Hommage à Hamish Krapuk 1914-1941", 1998
 Laurent Chambert, "Microscope - Les Coopérateurs (Mic-02)", 2003
Norton Maza (né en 1971) "La necesidad de jugar", 1996
Le FRAC a un fond impressionnant d'oeuvres. Dommage que les expositions ne tournent pas plus souvent. Mais un catalogue en ligne est disponible (1271 oeuvres, 311 artistes !) Un lien vers une micro-liste de sites Internet d'une poignée d'artistes est accessible ici. Cela permet de voir quels sont les artistes qui comprennent ce média, Internet, et l'utilisent pour valoriser leur parcours. Peu ou prou en font un usage artistique. Et certains sites n'existent plus. 2010 (?)

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Ce début de semaine, je découvrais le séminaire "terre et patrimoine" programmé à l'École Nationale Supérieure d'Art de Limoges, (dans laquelle je viens d'être nommée professeur, dédié à la création multimédia, avec également les nouveaux professeurs, Catherine Geel (histoire du design) et Olivier Sidet (design) (Nous donnerons chacun une conférence sur notre parcours prochainement) Ce séminaire est le second et un troisième est en préparation, car l'école s'engage dans une refonte des contenus de ses enseignements qui définissent une identité spécifique de l'établissement.

J'ai pu assister à l'intervention de Catherine Rannou, qui est artiste et architecte. Elle poursuit un travail de recherche en collaboration avec l'Institut Polaire Français (IPEV), un laboratoire scientifique de glaciologie (LGGE), l'Australian Antarctic Division (AAD) et un bureau d'études techniques T.E.S.S., sur le continent antarctique, initié en 2006 lors d'une résidence d'artiste "art aux pôles" dans la station polaire française Dumont d'Urville. Elle nous a montré son projet de balises numériques 32K et explicité son parcours, femme artiste et architecte au milieu des scientifiques et du 'whiteout' (espace complètement blanc) avec un regard libre et critique sur ses expéditions et son implication d'artiste d'une part et d'architecte de l'autre (qui répond à des usages, abrite des gens) J'ai relevé l'expression "le ministère à ski" (la prise en charge par l'état) 

© Dessin de Catherine Rannou

Ces dessins de trajets dans la station, sont comme des éloges de la lenteur dans ces cartographies (un article en lien de BMK) Il y aussi un travail de dessins de mémoire, d'après des récits et interviews. Ses réflexions sur la conquête d'un territoire et les habitats développés visibles par les bases, un monde de mécaniques (des containers qui les urbanisent) étaient révélées par les prises de vue et l'analyse des usages, une l'histoire de la logique des stockages et des transports. La pollution de ces espaces est révélée par l'espace blanc. En tant qu'artiste, je ne pouvais m'empêcher d'associer cette neige avec l'espace de la galerie (référence au "White cube") J'imaginais que c'était une page blanche, une feuille de dessins ou chaque trace devenait un signe, que la feuille blanche devenaient un espace d'exposition ou chaque objet, véhicule, container, s'inscrivait ("noir sur blanc") comme un signe, chaque intervention de l'humain devenait "extrêmement" visible. L'acte compétitif s'inscrivait sur ce whiteout comme une marque, impossible à dissimuler. L'être humain transporte son monde et ses repères, ses drapeaux avec lui, ses infrastructures, ses compétitions, ses industries, et il cartographie ensuite, il dessine.

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Puis, entre autres, Rémy Tejo est venu présenter ses activités de designer, né en 1960, un des pionniers du groupe hollandais de design Droog ; qu'il quitte pour collaborer avec Rene Veenhuizen pour créer remy/veenhuizen. Il a fait ses études à la Utrecht School of the Arts, école hollandaise dont Catherine Geel nous a présenté, lors de ce séminaire, le fonctionnement, les modèles (une réflexion sur la terre hollandaise, le terroir, l'identité, la tradition comme maturation, l'attitude romantique, les racines historique de l'ascétisme protestant, le pragmatisme et la différence avec les autres écoles, italiennes... Mon résumé est très approximatif)

Droog veut dire "sec" en hollandais.

© Rémy Tejo "Commode, Chest of Drawers", 1991

© Rémy Tejo "Playground Fence", 2007

© Rémy Tejo 

La réponse de Rémy Tejo aux questions (tout en anglais) des étudiants basés sur la fabrication de ses objets, entre autres, portait souvent le mot "glue" dedans. Je l'ai d'un coup d'un seul nommé 'mister glue' car son inscription dans l'espace (de l'amphithéâtre pour la conférence) était teintée d'humour et de pragmatisme. Ses visuels parlent d'eux-mêmes. Si j'avais eu l'audace de poser la mienne, elle aurait été sur son nom 'Tejo', qui de mon point de vue, veut dire 'Tage' en portugais.

Synthétique et communiquant. Affaires à suivre.

Bientôt le prestigieux  Andrea Branzi, vient faire une conférence à L'ENSA, architecte et designer italien (né en 1938) qui a fait partie du groupe de Memphis dans les années 80 (avec Ettore Sottsass, disparu en 2007)


dimanche 27 décembre 2009

MIRROIRS

Photo du Pont St Étienne à Limoges / Sonia Marques

lundi 23 novembre 2009

HORSE TRAILER STUDIOLO / MAKOTO YOSHIHARA


Dessin de la notice des haut-parleurs vibratoires (vibration speaker)

L'installation de Makoto Yoshihara diffuse des sons depuis des haut-parleurs sur la paroi interne du "Horse trailer studiolo" (un objet minimal et transparent de Denis Collet et Hyun Park qui nous fait penser à un véhicule pour transporter un cheval) L'élégant programme de Makoto est une nouvelle configuration de lOOp, jeu sonore et visuel toujours en évolution, qui prend un nouveau sens avec sa diffusion par l'intermédiaire des haut-parleurs vibratoires, comme 'ventousés' à l'intérieur de l'objet. Les haut-parleurs ont la faculté lorsqu'ils se posent sur une surface, un objet, que celui-ci devienne une caisse de résonance, le son est transmis par vibration sur la surface.


21 nov.-10 déc. 2009
Vernissage le 21 nov. 2009

Galerie ColletPark
203 bis, rue Saint-Martin
75003 Paris 3e
colletpark.com

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(source : PARIS-ART)

La galerie ColletPark lance un cycle d'expositions s'articulant autour d'une nouvelle stucture autonome intitulée Horse Tailer Studiolo. La première exposition de ce cycle est consacrée au travail de Makoto Yoshihara. A cette occasion l'artiste Japonais réalise in-situ un projet d'expériences sonores intitulée lOOP-11/2009. Horse Tailer Studiolo est un étrange espace alternatif; un objet tranversal que Makoto Yoshihara entraîne dans une dérive psychosémiotique. Les sons diffusés par l'intermédiaire de Vibration speakers plaqués sur les parois de verre du Horse Trailer Studiolo investissent et contaminent l'objet et l'espace pour en faire un nouvel objet sonore. Les sons éléctroacoustiques de la composition séquentielle et aléatoire de Makoto Yoshihara traversent l'obstacle Horse Tailer Studiolo, leur plasticité et leur scintillement synthétique sont perçus comme un substrat imaginaire au mouvement. Horse Trailer Studiolo a été fondé en novembre 2009 par Denis Collet et Hyun Park.

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Voici une photo de l'installation prise par Makoto, visible sur son blog. Elle est bien meilleure que celles que j'avais prises sur place au vernissage de cette belle exposition. Un beau moment et une belle occasion de nous réunir, membres du collectif Téléférique, qui est toujours quelque part parmi nous. Voici ce que l'on peut lire sur le papier de la galerie avec une bio de Makoto  :

Installé à Paris depuis 1988, Makoto Yoshihara a suivi ses études à l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris dans l'atelier de Christian Boltanski et Paul-Armand Gette. Il est créateur d'interfaces musicales (comme lOOp ou bOOm) et membre administrateur de Téléférique (période 1999-2002) qui est à la fois bureau collectif en réseau et site d'art contemporain (créé en mars 1999 par Étienne Cliquet et Sonia Marques) ou des formes de diffusion, de production et d'archivage sont expérimentés et mis gratuitement à disposition des internautes. Makoto participe régulièrement à des démo-concerts lives au cours desquelles il réalise des compositions électroacoustiques.

Quelle coïncidence, à ce moment ou je quitte mon habitation réelle, celle qui a accueillie en 1999, l'association, le groupe Téléférique parfois, l'habitation virtuelle de toute une épopée ! 10 ans déjà et ce soir, pour l'exposition de Makoto, nous étions, le bureau de Téléférique (Étienne et moi avec Makoto et Robin), une fois de plus réunis, autours d'un verre, puis d'un dîner. Si les inventions et les innovations du groupe n'ont pas encore trouvé leur véritable reconnaissance, notre mémoire, notre histoire à chacun s'en souvient... Démos ou réunions sympathiques ? Quelque chose de rare, qui ne tient qu'à un fil : Téléférique.

Voici une photo, réalisée par Aki Ikemura, avec je pense, l'appareil magique de Makoto.


Les membres du groupe Téléférique réunis à la galerie ColletPark à Paris, lors de l'exposition de Makoto Yoshihara. De gauche à droite : Robin Fercoq, Laure Ancel, Étienne Cliquet, Sonia Marques, Makoto Yoshihara

dimanche 16 août 2009

SLOW : COCOTRISTE BONUS TRACK

île tudy (Photo : Sonia Marques)

SUMMER 2009

Slow without sorrow est un bonus de l'album COCOTRISTE (sorti sur le label Ubiktune en juin dernier) réalisé avec Rico Zerone. Belle surprise pour cet été juste avant le bain de mer,  Rico Zerone le qualifie de "one obscure gem of cocotriste"... Donc juste à écouter ici en dansant lentement...

Voice, poems : Kiwaïda
Sound : Rico Zerone


Extrait du poème :

slow without sorrow 

since a long time ago
i want to dance a slow
in a revolt rainbow

avec toi

sentir ton souffle chaud
évaporer mes cheveux
ralentir le temps
indécemment

avec toi

...


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