BMK

Blog Kiwaïda

Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche

dimanche 7 mars 2010

SHOW DE VENTS

"Éole, roi de Venise", "Les vents d'ange", Mistral gagnant", "Attaque des six clones", "Le coup de sirop co"... Au total, 14 chars d'apparat aux noms venteux participeront, dimanche après-midi, au défilé carnavalesque. Une cavalcade qui cette année évoluera autour du thème "Show de vents".

Tempête sur le carnaval ! Comme le dit le journal Lepopulaire.

Photographies : Sonia Marques / Carnaval de Limoges 2010

dimanche 24 janvier 2010

VERA MOLNAR

 
Émission télévisée "Metropolis" pour la chaîne Arte 1996

Vera Molnar est une artiste née en 1924 à Budapest, elle vit à Paris et en Normandie (voir la publication du mini catalogue Digital Art de 2009) Son site Internet est une petite mine archéologique (dernière exposition au FRAC Lorraine)
Née en janvier il y a 86 ans cette pionnière de l’art par ordinateur, cofondatrice du GRAV (Groupe de recherche d’arts visuels) en 1960, utilise l'outil informatique depuis 1968. Marquée par l’esthétique fonctionnaliste du Bauhaus et par la rigueur du constructivisme, elle est très tôt intéressée par les possibilités de la machine. Proche de l'esthétique minimaliste par le recours à la bichromie et aux formes géométriques, ses formes sont organisées en série, jouant avec l'infinité des variations trouvées par des déplacements, entrecroisements de lignes, changement de couleur... Le travail de Vera Molnar échappe cependant aux classements des historiens. C'est dit et redit partout et partout, on ne trouve pas de référence à son oeuvre, et pourtant nous en avons bien besoin dans ces repères austères des arts numérisés. Très tôt, utilisant des programmes informatiques et des principes mathématiques, ses recherches visuelles sont très contemporaines. Je ne sais encore comment en 2010, nous en arrivons à ne pas avoir de transmission de son savoir par les universitaires qui empilent des listes de pionniers dans leurs bibliographies, interminables, le plus souvent recopiées les unes sur les autres. Je ne sais comment ni pourquoi, nous ne profitons pas + plus des savoirs de ces praticiens et de ces praticiennes dans le domaine des arts visuels, qui font partie pourtant de nos richesses 'vivantes'. Mais j'ai ma petite idée sur ce sujet sur la disparition des noms.
Alors, je ne suis pas historienne, mais abeille et voici des liens :
http://elles.centrepompidou.fr/blog/wp-content/uploads/bouclerouged100x100cma_360.jpg
J'imagine ce que serait une conversation entre François Morellet et elle ou entre elle et Sonia Delaunay, ces choses-là, nous n'y aurons jamais accès... Ni YouTube d'Internet, ni Metropolis de la télévision ne peut relater de ces esprits qui se sont rencontrés...
Sur son site Internet, il y a des textes et des entretiens qui nous renseignent un peu mieux sur les formations de collectifs et leurs séparations ou sur les écoles, de son point de vue, on peut lire sur le GRAV (elle parle au début de cette citation, de son conjoint chercheur François Molnar) :
"Tout ça ne s’est pas fait d’un seul coup, bien sûr. Il y a eu des hésitations, des reculs, des avancées. A l’époque du G.R.A.V. (Groupement de Recherche d’Art Visuel, créé en 1961), il était déjà perçu comme une éminence grise de la bande. C’est un peu d’ailleurs à cause de ça qu’on a assez vite divorcé du groupe, car les autres voulaient quand même faire une carrière artistique alors que François, lui, ne voulait faire que de la recherche. Pour eux, la « recherche » était simple : on fait trois esquisses, la quatrième, on l’exécute et on la vend ! C’est comme ça qu’on a très vite quitté le G.R.A.V. Mais ça avait été quand même une aventure amusante, avec un nombre impressionnant de Sud-Américains. C’était vivant, c’était jeune. Au fond, ils s’inscrivaient davantage dans la ligne du Groupe Zéro ou de Fluxus que dans une démarche scientifique à proprement parler." 
(Extrait d'«Une Hongroise à Paris, Entretien avec Véra Molnar», in Artistes hongrois en France, 1920-2000 PACA (Présence de l’Art Contemporain, Angers)

lundi 23 mars 2009

BLUES


Photo © Sonia Marques (Douarnenez, 2008)

Le bleu est sans conteste la couleur la plus aimée, dixit Eva Heller● ● ●  dans son superbe livre Psychologie de la couleur, aux éditions Pyramid, sorti ce mois-ci.

Voici quelques uns de ses apprentissages :

Something old, something new,
Something borrowed, something blue.

C'est la coutume du mariage au Royaume-Uni, datant de la fin du XIXe siècle encourageant la mariée à porter sur elle quatre objets.

Der Blaue Reiter, le Cavalier bleu, groupe d'artistes fondé en 1911 par Franz Marc, Vassily Kandinsky, Alfred Kubin et Gabriele Münter, car ces artistes aimaient peindre des chevaux et que le bleu était leur couleur préférée.

  • Outremer, littéralement, "de l'autre côté de la mer", lieux multiples d'ou provient le lapis-lazuli.
  • Indigo, vient du portugais indico, tiré lui-même du latin indicum, signifiant "de l'Inde", colorant qui nous vient de là-bas.
  • Les "fourmis bleues", les ouvriers chinois sont souvent dénommés ainsi pour leur bleu de travail.
  • Le blue-jeans : dans les pays de l'Est, les jeans sont teints avec de l'idanthrène indélébile et ne se délavent pas ("jeans socialistes") Les touristes des pays capitalistes, en revanche, portent des jeans délavés ("jeans capitalistes")."L'heure bleue", l'heure du crépuscule, la happy hour, après les heures de bureau, la relaxation, bars et pubs baissent leurs boissons alcoolisées.
  • Le blues, courant musical inventé par les Noirs américains, adjectif de couleur, en anglais, blue signifie également "triste" et "mélancolique".
  • Les blue movies qualifient les films pornographiques.
  • True blue, aucun équivalent en français, le bleu est ici fidélité, loyauté.
  • Blue stoking, bas-bleu, expression désuète et péjorative qui désignait les femmes, qui dès le XVIIIe siècle ne se satisfaisaient pas du style de vie conventionnel de l'épouse modèle femme au foyer.

● ● ● Eva Heller (1948-2008) est une auteure allemande d'ouvrages de littérature et de sciences humaines. Eva Heller grandit à Louisbourg près de Stuttgart, en Allemagne. Elle étudie la sociologie et la psychologie à Berlin. Son roman Avec un autre ce sera différent lui apporte la célébrité ; le roman est un best-seller en Allemagne, avant d'être adapté au cinéma avec le célèbre acteur allemand Dominic Raacke dans le rôle principal. Ses oeuvres ont été traduites en plusieurs langues ; certaines sont également disponibles en braille. Caricaturiste à ses heures, Eva Heller est saluée par la magazine allemand Spiegel comme "une artiste aux talents multiples, sachant analyser avec perspicacité l'esprit du temps". Epouse du sociologue allemand Dieter Prokop, Eva Heller est décédée en février 2008. Sa mort n'a été rendue publique par son époux qu'après ses funérailles à Francfort.

Son livre, Psychologie de la couleur, présente les couleurs comme une palette d'effets et d'émotions fondée sur des expériences communes, profondément ancrées dans le langage et la pensée. Les couleurs sont éminemment subjectives et le livre s'adresse à quiconque travaille avec les couleurs – qu'il soit artiste, art-thérapeute, designer, concepteur, architecte d'intérieur, créateur de mode.


mercredi 18 février 2009

E-LUSION

Belle collaboration, musique et graphisme, pour cet album de Rico Zerone, E-Lusion, à écouter sur Select Start Records dont les visuels (GFX) ont été conçu par Otro.

Je trouve que l'album est ouvert comme le paysage de sa couverture. Pluck O Pluck nous envoit joyeusement des myriades de pixels, un peu moqueur, E-Lusion, est plus en respirations tranquilles disco-mambo (qui m'a fait penser à mon Traino de l'album Insonia Inverno, 1999). J'aime beaucoup le D24M4, plus triste et fantastique, et l'Outro le plus sombre et expérimental. Le Mirage pourrait être le générique d'un jeux de hasard en attendant que tombent les bons numéros.

Le paysage coloré et sonore ravive de doux souvenirs comme celui de la chanson du brésilien Caetano Veloso, Saudosismo, qui la travailla avec la chanteuse Gal Costa, (album de 1969, à son nom, Gal Costa, dans la période du mouvement brésilien, le Tropicalismo) Eu, você, nós dois, Já temos um passado, meu amor... Tentamos inventar, Tentamos, A felicidade...

Mais ici, la réinterprétation très lo-fi, sur séquenceur musical (tracker) ajoute une monophonie à la balade, comme une monotonie assumée et merveilleuse. Si la saudade, est un sentiment qui rappelle celui de la nostalgie, ce mot portugais nous dit bien qu'il est différent, car il exprime un désir intense, pour quelque chose que l'on aime et que l'on a perdu, mais qui pourrait revenir dans un avenir incertain. Pour cet album, je l'imagine comme le souvenir d'un moment heureux.

Je me souviens aussi, avoir déjà apprécié d'autres de ses morceaux, et surtout le Sigh, déjà très saudade, de la belle compilation Microdisco Vol1, bleepy ballads en 2006.

Ces découvertes, je les dois à l'ami Julien Ducourthial, aka Otro. L'abstraction minimale de son graphisme pour l'album est une évidence pour ces illusions rêvées. Une vision directe et synthétique vers l'horizon d'une peinture dont les couleurs traversent des murs parallèles. Si la réalisation s'accorde bien avec les mirages de Rico Zerone, d'autres de ses collaborations ont fait aussi leur effet (voir sur le site du collectif 8bitpeoples).  Il a d'ailleurs réalisé une vidéo-démo pour son exposition (Black Noises, en ce moment jusqu'au 17 mars) à la galerie Duplex (Toulouse) en collaboration musicale, cette fois-ci, avec le compositeur suédois Goto80, lui-même faisant partie de la subculture de la demoscene sur Amiga, entre autre. Mais je n'ai pas encore pu voir tout cela. Pour ses expérimentations artistiques individuelles, son site ILBM (Interleaved Bitmap) en est un bon révélateur. 

Pour ce qui est dit et redit, du côté historique des cultures chip-low et bit... Rico et Otro, ont tous les deux en commun, la participation à la communauté (et label) internationale de Micromusic, (fondée en 1997, à Bâle) qui réunit des amateurs et autoproducteurs de la musique électronique faite avec des instruments low-tech, dite Chiptune (Game-Boy, Atari, Amiga, Commodore 64) ou détournés (Circuit-bending, retrogaming, jouets émettant des sons) Il en est, que ces amateurs sont devenus des spécialistes de la musique chip ! Cette culture 8-bit, regroupe en fait, différents styles de musique : électro, grindcore, pop, jazz, hip hop… Un bon vecteur donc, pour des générations plus jeunes, pour découvrir ou redécouvrir des genres, pour en interpréter des titres et les métisser. Côté visuel, cette culture qui influence l'art, le pixel-art, le net-art, la demoscene... et j'en passe des catégories inventées (moi qui en suis une disciple très indisciplinée, pas bien répertoriée), pourrait bien drainer encore nombre de partages et de micro-solidarités artistiques...  Et dans un avenir incertain, elle reviendra peut-être, avec saudade, comme le souvenir d'un moment heureux.

lundi 26 janvier 2009

BMK

Le graphisme du fond du blog est un tissus patchwork de pixels déchirés.


Icons :


categories
comments
time
lastposts
lastcomments
feed
links
tag



Pattern :




Les recherches graphiques viennent de Nissologie (News) :




BMK trois lettres comme celles du menu du site Internet Nissologie
Blog Magic Kiwaïda
Baba Mama Koko
Kiwaïda Kawaï