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Blog Kiwaïda

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lundi 19 juillet 2010

LOVE SERENADE


Image du film Love serenade

Barry White - (Love Serenade)


Take it off
Baby, take it all off
I wanna see you the way you came into the world
I dont wanna feel no clothes
I dont wanna see no panties
And take off that brassiere, my dear
Everybody's gone
I'm taking the receiver off the phone
Because baby you and me...
This night....
We're gonna get it on To Love Serenade....

You know I get in these moods...
Well you know how it is
And I'm very glad to know that you feel the same way too
Baby we're gonna lay here...
And we're gonna make love
And we're gonna do it like its supposed to be done
Heaven only knows what goes on behind closed doors
The very depths of our souls will reach out tonight
You and me baby
In love...serenade

Make me want you
Tempt me, tempt me, tempt me
Make me need you
Let me long for you

You'll know what its like when a Man and Woman become One
And the only real way you can do that baby
Is when we're makin' love to each other
When you reach that
That simple feeling when you're makin love it's..
It's like you're in another world
Help me...
Help me...
Oh baby help me
Lord have mercy on me.

- - - - - -

Ce sont les paroles du chanteur Barry White, chanteur américain de rhythm and blues, de soul et de disco, le maestro de l'amour, sa chanson "Love serenade" est aussi le titre du film australien que j'ai beaucoup aimé, dont la voix de Barry White parcoure le film. Un film qui illustre de façon parodique les paroles... chaudes.

Love Serenade est le premier long métrage du réalisateur australien Shirley Barrett, Lauréat de la Caméra d'Or au Festival de Cannes 1996. Une anti-comédie romantique. L'atmosphère est celle des année 70 par la couleur, des marrons aux orangés, des disques et des canapés de cuir, des chemises détendues comme le style du personnage principal, 45 ou 50 ans, l'expérience relax et cool des déserts vierges. La fantaisie du film passe par les cicatrices du personnage, de son cou, derrière ses oreilles, jusqu'à se révéler sirène ou mélusine au masculin.
Le film se déroule dans un désert outback ville appelé Sunray. Ken Sherry (George Shetsov), l'animateur radio avec une voix incroyable débarque habiter une maison à côté d'une autre, là ou vivent 2 soeurs en quête d'amour... Chacune à leur manière...

Sherry travaille à la station FM locale, comme deejay. Il passe des disque et les émaillent de pensées philosophiques sur l'amour entre autre, ce qui ne manque pas d'attiser les soeurs... Chacune à leur manière... L'acteur George Shetsov, grand personnage, manipulateur, attire dans son filet, ces jeunes femmes comme les paroles de "Love serenade". Séducteur, calculateur, sexy, visqueux car mi-poisson mi-homme, cruel, égoïste, malin et constant. Son sort dépendra pourtant de l'interprétation des soeurs. L'une travaille comme serveuse dans un piteux restaurant, l'autre travaille comme coiffeuse. La plus jeune, d'une vingtaine d'année ne connait pas l'amour et a l'allure d'une adolescente complexée, décalée, maladroite et rêveuse loin des turpitudes de la vie matérialiste dont sa soeur fait les frais, de rose et de bigoudis vêtue, sa robe de mariée dans sa valise, prête à sortir dès qu'un homme se pointe. Le poisson va les enchanter puis elles vont toutes deux déchanter de son mécanisme trop adroit. Quelques images du film illustrent la mécanique sexuelle qui laisse de marbre chacune, les yeux fixant le plafond.

Le film rassemble les bizarres : humours acides, parodies, surréalisme tropical, très inattendus. La maison et son intérieur, la démarche 'so chic' de George Shetsov, en voiture allongée, au restaurant, sa solitude lui va comme un gant de magicien. Écraser ses chewing-gum dans son cendrier n'enlève rien à son charme insolent et nostalgique. Il s'est arrêté en plein désert et fait fortune de ses acquis. La technologie du "compact disc" le doublant, il s'est garé confortablement dans son "home studio" et grâce à Barry White, on envie ce son chaud, cette matière sonore colorée et sensuelle (on envie mais on mp3 aujourd'hui, tout aplatit et on en vit pas...)

En empruntant la phrase de la jeune soeur, il souhaite que l'on apaise sa solitude. Et cet apaisement est une belle ellipse, une sorte d'éducation amoureuse dont seuls les protagonistes ont le secret.
...
Take it off
Baby, take it all off
...

lundi 5 juillet 2010

DESIGN & CO

Dans le cadre de l'exposition collective d’art contemporain "Design&co" à Saint-Yrieix-la-Perche (Limousin), je vous invite à voir la pièce CENDRILLON de 1600 carreaux de céramique de couleur, oeuvre multimédia sur le métissage, produite à l'ENSA de Limoges (inaugurée en téléchargement lors du WIF, Festival International du Webdesign)

CENDRILLON, faite de kaolin et de pâte recyclée est exposée complète, totalement téléchargée pour la première fois dans la ville, Saint-Yrieix-la-Perche, ou l'on a découvert le kaolin en 1768.

+ d'informations ici : http://www.nissologie.net/cendrillon/communique_cendrillon.pdf

Design&co
Exposition d’art contemporain sur le thème du design éco-logique, éco-citoyen, et cie…
Tous les jours de 14h à 18h. Entrée libre.
 Du 03 juillet 2010 au 31 août 2010
Salle Attane
87500 Saint-Yrieix-la-Perche



Flyer (Sonia Marques)

Et voilà ! Complètement téléchargée ! Une première !


Photographie (Sonia Marques) du vernissage Salle Attane, Saint-Yrieix-la-Perche

Merci à Patrick Audevard et à Étienne Cliquet pour m'avoir aidé à l'installation.

En remerciant également Christine Achard pour son aide pour l'exposition.

mercredi 12 mai 2010

BISCUITS DE COULEUR SUR PLATEAU GRIS


Cendrillon (oeuvre de Sonia marques) Photo de l'artiste

L'installation, le vernissage de l'oeuvre "Cendrillon", en carreaux de céramique, que j'expose à l'École Nationale Supérieure d'Art de Limoges-Aubusson était magique. Cette pièce est en téléchargement, sur un grand plateau, le temps de l'exposition. Un journaliste (ci-dessus) de France 3 est venu interviewé Étienne Mineur qui exposait ses ordinateurs et consoles de jeux de sa collection personnelle. Il m'a zappé mais je connais la chanson ;.)

J'ai apprécié l'ambiance nocturne de l'installation du puzzle (merci pour l'aide de A.A, J.D., J.B) pendant que les élus dînaient au restaurant ! Nous, nous avons tenté de récupérer un paquet de chips de la machine à café qui ne voulait pas descendre, dans le noir en chargeant un soda qui tomba dessus et nous avons continué notre construction en chaussettes sur le plateau. Puis, nous sommes rentrés en taxi, personne pour nous véhiculer en centre ville... Les Cendrillons ce soir n'ont pas mangé mais avaient tant disposé de biscuits sur le plateau, de couleurs, que la nuit nous porta conseil pour terminer le lendemain matin. Et qui plus est, les Cendrillons sont toutes rentrées avant minuit ! 

Coupes de champagne, petits fours devant biscuits de couleurs sur plateau gris de 4 mètres sur 4 mètres. L'oeuvre renaît de ses cendres, À présent les oiseaux phénix.

mercredi 17 février 2010

CARNE


Défilé du char de l'école de Samba Porto da Pedra, de 2007, pour le carnaval de Rio au Brésil
(Photographe inconnu)

C'est le dernier jour de l'édition 2010 du carnaval de Rio, qui a débuté ce week-end. J'ai choisi une photo de l'école de Samba Porto da Pedra, dont le symbole est celui du tigre (édition 2009 avec la sauterelle géante : gafanhoto gigante).

Lire le livre "Carnaval de Rio, trois regards sur une fête brésilienne" de l'essayiste et critique littéraire de l'Université de Sao Paulo Walnice Nogueira Galvão (2000 / Éditions Chandeigne). Ce livre est une succession de trois essais sur un événement annuel qui est devenu un des emblèmes de la ville de Rio de Janeiro, et au-delà, de la nation brésilienne toute entière :
- Le carnaval de Rio et les écoles de samba
- À la recherche des origines
- La chanson de carnaval, anthologie commentée des deux genres musicaux majeurs du carnaval, la marchinha et la samba-enredo.

CARNE LEVARE

Les festivités associées au carnaval précèdent, dans la tradition chrétienne, l'entrée dans le Carême pendant lequel le chrétien mange "maigre", en s'abstenant notamment de viande ; d'où l'étymologie du mot "carnaval" qui dérive du latin médiéval "carnelevare" signifiant "enlever, retirer la chair" (c'est-à-dire "retirer la viande" de la table, dont elle restera absente durant tout le carême).
À Rio, la fête annuelle du carnaval, raconte son histoire, avec l'expression de différents villages dans lesquels des écoles de danse et de musique réalisent leur défilé, sur des chars, pour ce grand rendez-vous. Une revanche symbolique et populaire des différentes communautés africaines.
Mais le sens du mot carnaval, dans son acception actuelle, en portugais, pour cette fête brésilienne est  attribué à la folie et les divertissements ; au désordre et à la pagaille, au travestissement et l'inversion des rôles sociaux. Qui n'aime pas le monde de la nuit, le mélange, l'overdose des paillettes et des couleurs, qui n'aime pas danser, à pied, ne pourra pas comprendre. Mais derrière cet aspect festif, dionysiaque, exhibitionniste, il y a une histoire, car ces fêtes se sont transformées au fil du temps : économie, style esthétique, musiques, disciplines, formats et normes des écoles... 

Nous sommes loin du sens "d'enlever la viande" de l'abstinence du chrétien. Cette manifestation est incarnée, charnelle et commerçante. Le carnaval de Rio est l'évènement touristique le plus important de la ville. L'organisation géantissime est une culture de rassemblement et de métissage qui n'a pas d'égale en Europe. La préparation et les compétitions en font des écoles reconnues. Même si balisé à présent, par le Sambódromo bétonné, (lorsque l'on voit la carte de celui-ci, on comprend que nous sommes quasiment dans un stade à ciel ouvert avec des places réservées et payantes, avec pour le coup, son "cortège" de systèmes de transport et de sécurité) cela reste une parade unique et urbaine.

jeudi 1 octobre 2009

I N C O G N I T O

Capture du site Internet de dessins Incognitos (Sonia Marques)

Voici ma dernière création de diffusion, le tout nouveau site Internet de mes dessins principalement à l'encre de Chine noire et au même format, un 50X50 cm sur papier. Sur mon site Internet Nissologie, il y avait déjà une partie destinée à ces dessins, mais à présent la navigation ici est entièrement dédiée à ces créations. Ils sont numérisés et adaptés à l'écran comme s'ils étaient dessinés sur la page blanche. L'ensemble est plus minimal et plus clair. Le site Nissologie est une édition graphique volontairement saturée de couleur et très noire comme un bateau de pirate sur l'océan, une université unique. J'ai changé la page d'accueil afin de visualiser quelques uns des sites Internet réalisés. Je dois remercier ceux et celles qui m'ont donné cette envie de libérer les oiseaux de bonne augure à travers le monde, en accompagnant ce geste ;.)

"La sensualité de l’encre de Chine en fait une matière liquide qui brille et fixe les états fluides. J’ai l’impression pour certains dessins, qu’ils restent mouillés. Si le noir dessine des cheveux, des poils, ils apparaissent comme sortis de l’eau, de la mer, du bain de minuit si le lac est noir. Il devient ainsi chaud et enveloppant, par sa masse comme un épais manteau. J’utilise des pinceaux de différentes tailles, le plus souvent choisis pour leur finesse, car l’esprit passe par ces poils minutieusement attachés qui imbibent l’encre et la retiennent un peu, jusqu’à lâcher son poison plus ou moins suave, inattendu, espéré, guérisseur ou vengeur. Le contraste de cette matière visqueuse noire miroir avec le blanc mat du papier en fait des formes tranchantes, nettes et définitives. J’aime cet aspect franc et sans retour possible dont le recommencement permet un éternel renouvellement des formes, avec des recompositions trouvées aussi par la constante contrainte d’un format carré. J’ai aussi cette impression de faire un art martial (pour en avoir pratiqué) en dessinant les Incognitos. Ils tentent de trouver la voix la plus juste en représentant des forces contraires, des états de tension qui se calment par la réalisation manifeste, imposante d’une trace. Le dessin devient alors une évidence."

(Extrait du texte des Incognitos, débuté en 2007)

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