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Blog Kiwaïda

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samedi 15 mai 2010

MUSIC TODAY

M.I.A. "Paper Planes"

 GOSSIP "Heavy Cross"

LE TIGRE "I'm so exited"

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M.I.A.

M.I.A., de son vrai nom Mathangi « Maya » Arulpragasam, est une auteure, interprète, performeuse, et productrice de disques née le 17 juillet 1975 à Londres dans le quartier de Hounslow. Elle est une artiste d'origine tamoule (Sri Lanka). Sa musique allie des éléments divers de grime, de hip-hop, de ragga, de dancehall, d'électro, et de funk, ce qui donne un son urbain, tribal, multi-culturel et engagé à la fois, avec des textes qui expriment entre autres la politique, le réalisme social et l'humeur.

GOSSIP

Gossip est un groupe de musique américain originaire de l'Arkansas. Fondé à Olympia, dans l'État de Washington en 1999, il est maintenant établi à Portland dans l'Oregon. Le groupe est composé de trois membres : Beth Ditto au chant, Brace Paine à la guitare et Hannah Blilie à la batterie, qui a remplacé à ce poste Kathy Mendonca, qui joue désormais dans le groupe Soliah Shawcross. Ils ont été principalement influencés par le féminisme, les groupes de riot grrrl, Birthday Party et Siouxsie And The Banshees.

LE TIGRE

Le Tigre est un groupe punk féministe américain qualifié d'électro punk formé en 1998 par Kathleen Hanna une ancienne membre de Bikini Kill. Les autres membres sont actuellement Johanna Fateman, rédactrice dans des fanzines, et JD Samson, une programmatrice vidéo.

Les filles chanteuses préférées du moment. Spéciale dédicace à Étienne Cliquet qui me les a présentées ;.)  M.I.A. ma spéciale Cendrillon :.)

Big up !



dimanche 21 mars 2010

V O I X

Tant de voix pour le mot voix. Trouver sa voix est la plus belle définition je trouve.

La voix de la sagesse
De vive voix
Obtenir des voix
La voix de la conscience
Élever la voix
La voix du perroquet
Demeurer sans voix
La voix publique
D'une voix unanime
Donner sa voix
Donner de la voix
Avoir de la voix

Le film "Les invisibles" de Thierry Jousse (2004) donne le ton :

"Bruno et son ami Noël créent de la musique électronique. Alors que Noël est un compositeur tempéré, Bruno ne semble exister qu’à travers les sons qu’il enregistre, mixe et compile à longueur de journée. Le duo est sur le point de signer un contrat avec une maison de disques quand Bruno tombe amoureux de la voix de Lisa, entendue sur un réseau téléphonique. Il passera plusieurs nuits avec la jeune femme avant qu’elle ne disparaisse de sa vie. Obsédé par les sons de ces nuits – qu’il a enregistrés – il va tenter d’en composer un morceau. Une aventure nocturne et musicale sur le chemin de la création."

Pour les créateurs et créatrices de sons, ce film restitue l'expérience musicale et la quête de l'oreille vers la matière sonore, invisible donc. Rares sont les films sur la recherche artistique, et le champ sonore en est un. Il est rare d'orienter une réalisation filmée sur une réalisation sonore et ses vas et viens entre les prises du réel, les échantillonnages, le tout dans une pénombre, signe de pudeur. L'histoire elle, à l'écoute des réseaux téléphoniques, de brouillage érotique dans lequel les amants d'un soir cherchent leurs voix, est une trame sentimentale qui tourne à l'obsession, à l'image de l'obsession d'un état de recherche en prise avec sa création. Ils s'appellent par pseudonymes et se trouvent par leur voix. Belle métaphore.

Le timbre de chaque voix donne une couleur au personnage. Voir l'acteur créer ses sons est jubilatoire car la façon de le montrer est organique et réflexive plutôt qu'une dépense énergique sur le phénomène du musicien qui ferait jaillir sa musique de son instrument, comme l'ouverture d'une bouteille de champagne, qui fait "plof" toute seule. Mais comme l'exprime le réalisateur, la musique électronique permet peut-être cet imaginaire développé, ces paysages sonores du quotidien  remixés, rythmés. Je les trouve parfois évasifs ou répétitifs, superposés et cacophoniques avec des grattages et caresses d'objets car l'oreille guide la main. Je vois des silences entrer comme d'autant de blanc accueillant les noirs, des plus insistants, stridents aux plus sourds, en tampon comme du gris très pâle sur du blanc grisé. Ce film m'a redonné l'envie de composer des sons, d'être au moins à l'écoute de tout ce que j'avais acquis et réalisé dans ce champ artistique. Et à ceux, sans expérience plastique ou synesthésique qui font encore autorité pour séparer les disciplines, sans mots, je dirais qu'ils passent à côté de la magie et des plus belles idées.

Je repense à la recherche artistique et cette concentration que peu (re)connaisse. N'ayant pas l'expérience du sensible, ils reprochent souvent aux artistes de ne rien faire. On demande des comptes aux artistes : Que faites-vous ? À quoi cela sert ? Prouvez-nous que l'on achète vos oeuvres, prouvez-nous que vous vous exposez à la critique (idiote) Etes-vous reconnus ? Publiez-vous ? Vous n'avez pas d'argent, mais alors travaillez comme tout le monde ! Bâtissez-vous un empire administratif afin de justifier de votre activité et peut-être d'obtenir de l'aide. Bref arrêtez de faire ce pourquoi vous êtes fait, en gros c'est ce que l'on entend souvent.
"Arrêtez de faire" (sous-entendu, faire n'importe quoi)
Dans ces conditions, être artiste est un état de résistance, parfois très discret, animé par d'intimes convictions secrètes, mais peut-être résolument tourné vers les belles choses.
 John Cage et Johannes Itten réunis, praticiens quasis théoriciens, ne pourraient rien prouver de plus. Ni Johanna Cage ni Johanna Itten. Il faut écouter sa voix.




lundi 19 octobre 2009

COEUR TOUT BLANC

J'écoute Barbara, j'aime certaines de ses chansons qui sonnent dans mon monde contemporain comme des poèmes audacieux et fiers, uniques. Et puis je pense à Denise Glaser, elles se ressemblent dans des domaines différents. Et je note que l'une a aidé l'autre. Je sais, par le DVD Discorama (merci l'apache) qu'elle n'a pas été remerciée de sa carrière de défricheuse. Si son élégance a manqué de respect dans la mémoire de ses comparses, dans la mienne, son parcours est remarquable. Leurs portraits aux deux femmes sont comme des dessins à l'encre de Chine, maîtrisés, maquillés, minimaux, et leurs mots sont choisis, entrecoupés de silence, ce qu'il nous faut d'espace pour absorber les pleins offerts. Et il y a une retenue, celle qui laisse peut-être, la place aux autres, aux débutants, aux ignorants, qui ne demandent qu'à grandir, sans ombre...

Denise Glaser (1920-1983) était une productrice et présentatrice de télévision française.  Discorama était une émission de télévision musicale et culturelle française créée et présentée par Denise Glaser, et diffusée chaque dimanche à 12h30 jusqu'au 5 janvier 1975 sur la première chaîne de la RTF puis de l'ORTF (source : Wikipedia)


Photo de Denise Glaser

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Avec l’arrivée de la gauche en 1981, l’espoir renaît. Pourtant aucun producteur ne lui redonnera sa chance. Seules seront présentes à Valenciennes pour ses obsèques au cimetière Saint-Roch Catherine Lara et Barbara. Denise Glaser laissera derrière elle plus de 350 heures d’enregistrements (Source : Wikipedia)

*


Dressing Room Caption: 17th September 1965: French singer Barbara (Monique Serf) listens to a radio on headphones in her dressing room which is decorated with flowers and telegrams are pinned to the wall. (Photo by Reg Lancaster/Express/Getty Images)

Barabara (Monique Andrée Serf) est une chanteuse, auteur-compositeur-interprète française née à Paris, le 9 juin 1930 et morte à Neuilly-sur-Seine, le 24 novembre 1997. Sa poésie lyrique et la profondeur de l’émotion que dégageait sa voix lui assurèrent un public qui la suivit pendant quarante ans.

Paroles de la chanson : Ma plus belle histoire d'amour c'est vous

Du plus loin que me revienne
L'ombre de mes amours lointaines
Du plus loin du premier rendez-vous
Du temps de mes premières peines
Lors j'avais quinze à peine
Coeur tout blanc et griffes aux genoux
Que ce fût, j'étais précoce
De tendres amours de gosse
Ou les morsures d'un amour fou
Du plus loin qu'il m'en souvienne
Si depuis j'ai dit "je t'aime"
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous

C'est vrai je ne fus pas sage
Et j'ai tourné bien des pages
Sans les lire, blanches et puis rien dessus
C'est vrai je ne fus pas sage
Et mes guerriers de passage
A peine vus, déjà disparus
Mais à travers leurs visages
C'était déjà votre image
C'était vous déjà et le coeur nu
Je refaisais mes bagages
Et poursuivais mon mirage
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous

Sur la longue route qui menait vers vous
Sur la longue route j'allais le coeur fou
Le vent de décembre me gelait au cou
Qu'importait décembre, si c'était pour vous

Elle fut longue la route
Mais je l'ai faite la route
Celle-là qui menait jusqu'à vous
Et je ne suis pas parjure
Si ce soir je vous jure
Que pour vous je l'eus faite à genoux
Il en eu fallu bien d'autres
Que quelques mauvais apôtres
Que l'hiver et la neige à mon cou
Pour que je perde patience
Et j'ai calmé ma violence
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous

Mais tant d'hivers et d'automnes
De nuits, de jours et personnes
Vous n'étiez jamais au rendez-vous
Et de vous perdant courage
Soudain me prenait la rage
Mon Dieu que j'avais besoin de vous
Que le Diable vous emporte
D'autres m'ont ouvert leur porte
Heureuse, je m'en allais loin de vous
Oui, je vous fus infidèle
Mais vous revenais quand même
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous

J'ai pleuré mes larmes
Mais qu'il me fut doux
Oh ! Qu'il me fut doux
Ce premier sourire de vous
Et pour une larme qui venait de vous
J'ai pleuré d'amour, vous souvenez-vous?

Ce fut un soir en septembre
Vous étiez venus m'attendre
Ici même vous en souvenez-vous?
A nous regarder sourire
A nous aimer sans rien dire
C'est là que j'ai compris tout à coup
J'avais fini mon voyage
Et j'ai posé mes bagages
Vous étiez venus au rendez-vous
Qu'importe ce qu'on peut en dire
Je tenais à vous le dire

Ce soir je vous remercie de vous
Qu'importe ce qu'on peut en dire
Tant que je pourrai vous dire
Ma plus belle histoire d'amour
C'est vous

dimanche 16 août 2009

SLOW : COCOTRISTE BONUS TRACK

île tudy (Photo : Sonia Marques)

SUMMER 2009

Slow without sorrow est un bonus de l'album COCOTRISTE (sorti sur le label Ubiktune en juin dernier) réalisé avec Rico Zerone. Belle surprise pour cet été juste avant le bain de mer,  Rico Zerone le qualifie de "one obscure gem of cocotriste"... Donc juste à écouter ici en dansant lentement...

Voice, poems : Kiwaïda
Sound : Rico Zerone


Extrait du poème :

slow without sorrow 

since a long time ago
i want to dance a slow
in a revolt rainbow

avec toi

sentir ton souffle chaud
évaporer mes cheveux
ralentir le temps
indécemment

avec toi

...


mardi 2 juin 2009

WE LOVE SOUND


We love sonique - Side B / Grande Halle de La Villette / mai 2009

SIDE B THE MIND
Dimanche 31 mai 2009 (veille de jour férié)
minuit – 6h
Les Djs :
BAREM, GAISER, RICHIE HAWTIN, MAGDA
du label berlinois : M-nus

Concept We love art, "mental" ou esprit son et lumière d'un show vidéo. Soirée qualifiée de "La sensation du Sonar 2008", "tout est dans la tête", avec l'un des précurseurs de la techno minimale, Richie Hawtin (traces sur Youtube, ici) Le tout dans le programme du festival Villette Sonique


We love sonique - Side B / Grande Halle de La Villette / mai 2009

Incroyable espace qu'offre la grande Halle de La Villette, dont on regrette qu'il ne soit pas plus souvent utilisé pour des soirées électroniques de transes et de danses extatiques comme le fut cette we love party. Dans l'ensemble ces Dj de la minimal techno ont une structure, certes minimaliste, avec un tempo plus lent, les variations rythmiques et séquentielles sont peu fréquentes et les basses s’étirent en contraste avec des percussions très brèves. L'happy end réservé à MAGDA, femme Dj, qui clôture avec des audaces, plus expérimentales que mentales, assez jouissives (traces aléatoires sur Youtube, ici) Elle a varié les séquences (Bio de Magdalena Chojnacka)


We love sonique - Side B / Grande Halle de La Villette / mai 2009

Impossible de trouver le nom du Vj, la personne qui a conçu les visuels. Je pensais que c'était le japonais Ryoji Ikeda, (http://www.ryojiikeda.com), qui me fait toujours penser à John Maeda (chercheur, artiste, graphiste et enseignant)... Mais j'avais des doutes. Après recherches, c'est probablement Ali M. Demirel, qui a déjà conçu plusieurs vidéos pour Plastikman (Richie Hawtin) :

Petite bio d'Ali :

Né en 1972 à Samsun en Turquie. Etudes en ingénierie nucléaire à l’Université d’Hacettepe, et en architecture et médias audiovisuels à l’Université technique du Moyen-Orient à Ankara. Il réalise des vidéos depuis 1993, concentrant son travail sur une mise en image minimale, répétitive, distante et hypnotique. Ses travaux ont été présentés dans de nombreux festivals : European Media Arts Festival, Osnabruck ; Transmediale, Berlin ; The Resonant Wave Festival, Berlin ; Festival du court métrage de Hambourg ; The Wandering Eye Film Festival, New York ; Witness Film Festival, New York ; turbulence.org (with Xurban collective) etc.

Je pense qu'il doit travailler la programmation avec Processing. L'aspect minimal, fractal, algorythmique, de ses noir et blanc bien qualibrés sur le son étaient hypnotiques, car lents, décalés, atmosphériques, car dilatés comme des pétales blanches sur un écran noir élégant. J'ai bien aimé les visuels plus étranges, médicaux, qui provenaient d'un IRM sur cerveaux. Leurs métamorphoses agissaient sur le notre, de façon kinesthésique... Lenteurs et progressions assez appréciables pour passer une nuit de rave, blanche et noire.


Visuel : © Ali M. Demirel

Est-ce le même VJ, est-ce un autre, en tous cas j'aime beaucoup l'espace que prend ces vidéos que l'on peut voir sur la galerie de photos de MutechLab

Impressionant  : Contakt Night Roma - Richie Hawtin + Magda & Troy Pierce + Marc Houle + Hearttrob & Gaiser
Les carrés de pixels font écho aux écrans de téléphones portables en train de capturer la scène...

À quand à la Grande Halle de La Villette, une scène qui nous immerge complètement dans le visuel ? We love sonique laisse présager d'un prochain vol, par le grand nombre de fans jusqu'au bout de la nuit. Toutes les variantes sont alors possibles, son et visuel, des plus sérieuses aux plus imaginatives. Ou vont tous ces clubbers lorsqu'il n'y a plus de telles programmations sur Paris ?



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