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Blog Kiwaïda

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samedi 5 juin 2010

WEBDESIGN


ESTER Technopole (Photo : Sonia Marques)

J'ai assisté aux conférences du WIF (Festival International de Webdesign) qui se déroulaient à Ester Technopole (Espace Scientifique et Technologique d’Echanges et de Recherche) C'est dans le cadre du WIF qu'était présentée mon installation artistique, en OFF, de Cendrillon.
Plus précisément, les conférences étaient à l'ENSIL, l'École Nationale Supérieure d'Ingénieurs de Limoges.

La couleur rose est celle de la communication du WIF

J'ai rencontré Shigeru Inatomi, un japonais venu faire sa conférence sur "la conception de sites web internationaux pour les entreprises".
Pas de bonnes photos des conférences, mais quelques notes :
Les japonais organisent un "Japan Web Grandprix Awards" depuis 2007, comme il existe chez nous des prix décernés au cinéma. Cela permet d'évaluer et mettre en valeur la présence Web des entreprises, il y a aussi des catégories écoles. Sa conférence portait sur le compromis nécessaire à la création d'un site Internet vu par des pays différents, ayant une lecture chacun distincte et locale. Un brésilien ne regarde pas un site comme un japonais ni comme un anglais. Et dans ces différences, le travail de site institutionnel et international consiste à trouver le dénominateur commun, tout en intégrant les exigences locales. Le succès de la conception se trouve bien en amont de la création, à la définition d'une structure définie avec des rôles précis de chacun. Cela permet de préserver les conflits en connaissance de chaque exigence des filiales du groupe en question. Shigeru est directeur Général, Japan Entreprise Web-Grandprix, il a commencé une carrière de représentant commercial pour IBM Japon, il a été directeur du stand IBM pour l'Exposition Web internationale de 1996, où il a également joué le rôle de producteur Web. Il a en outre à son actif de nombreuses réalisations de sites Web élaborés créés à l'aide de technologies de pointe : film en live streaming depuis le désert de Gobi en Mongolie, courriers d'auditeurs à un explorateur de l'arctique, modélisation VRML en 3D d'un sanctuaire Shinto. Son parcours est assez riche et exotique : il est le créateur du premier site Web de Sumo de l'histoire et de la page d'accueil de 90 villes japonaises. Il a également converti un petit village en un terrain de jeu, a contribué à la collaboration de musique et de danse entre Tokyo et NY, Tokyo et le centre Kennedy de Washington DC, et a travaillé à la mise en place d'un réseau d'étudiants mondial mettant en contact Londres, Séoul, Tokyo et Hawaii. Le live streaming de mariages et de voyages de noces entre la Jamaïque et le Japon a largement influencé l'industrie du mariage à l'époque. Shigeru a également été Producteur Web pour le site officiel des jeux olympiques et paralympiques d'hiver de Nagano en 1997-98. Après les jeux, il a été Webmaster pour IBM Japon et directeur marketing pour IBM PC sur Internet. Il a organisé le Grand Prix Web des entreprises au Japon en 2007, lequel Grand Prix a été étendu à 40 grandes entreprises et plus de 100 sites Web en 2009. En tant que directeur général du Grand Prix Web, il est responsable des scorecards des valeurs Web pour les entreprises. Il fournit aujourd'hui des conseils à ces entreprises.
J'ai ainsi pris bonne note du sens de lecture des japonais pour les sites Internet, sur le mode plus à l'horizontal (plus confortable pour eux que sur le mode de la verticalité, qui est très occidental) Le coin supérieur droit est la première zone de lecture, tandis que le coin supérieur gauche est celle d'ici ! À la question de "quel est le truc pour qu'un site n'offusque pas les uns et les autres et soit lisible pour tous", la réponse est dans la traduction, qui doit être de qualité : faire localiser la traduction, sinon cela se voit et cela n'est pas acceptable.

J'ai pris des notes sur la table ronde sur le design d'information, animé par Sébastien Genvo, chercheur au CeRes (Centre de Recherches Sémiotiques), à l'université de Limoges, avec les intervenants, Antoine Visonneau qui a fondé OODA (agence de conseil en innovation spécialisée dans la conception de produits et services interactifs), architecte, enseignant le design interactif aux Gobelins, l'école de l'image et Lionel Maes de Bruxelles, graphiste développeur de La Villa Hermosa (voir aussi le blog)

Avec des slides, nous pouvions visualiser leur systèmes de représentation. Bien que le vidéoprojecteur ne faisait pas apparaître la couleur rouge et bien que plusieurs de leurs graphismes comportaient du rouge, quelques liens plus tard, chez moi, j'avais accès à de meilleures visualisations provenant de leurs expériences ;.)

Antoine Visonneau, a montré des Graph Radar, des graphiques en toile d'araignée, l'eye tracking (oculométrie), des techniques permettant d'enregistrer les mouvements oculaires... Des systèmes de représentations en 3D, qui permettent de mesurer l'audience d'une série télévisée, un trafic mesuré dans le temps et l'espace, des méthodes d'appréciations de jeux vidéos, toujours par représentations, élégantes, sophistiquées des visualisations d'ontologie dont la figure change selon le mode opéré (espace sphérique ou espace hyperbolique)
Là je fait une petite échappée à la table ronde pour mettre en lien le site très connu  VisualComplexity (qui traite du design d'information avec un répertoire de cartographies en ligne) dont le fondateur et chercheur, designer portugais (Açores) Manuel Lima était président d'honneur du WIF (son site ici, un entretien sur Vimeo ici)
Sébastien Genvo a parlé des Newsgames et cité le livre "Gamer Theory" de Kenneth McKenzie Wark, théoricien de la sociologie des nouveaux médias et de la communication. Ce que j'ai noté c'est qu'on ne peut jouer qu'avec incertitude, l'information est la mesure de l'incertain (il n'y a pas d'information quand tout est prévisible) Aussi, jouer c'est faire l'exercice des possibles (du virtuel), faire l'exercice de l'incertitude.
Lionel Maes nous a montré, entre autre, un site Internet d'un artiste (Alec De Busschère) qu'il est en train de représenter. L'objectif du site est de montrer la structure du travail de l'artiste et les liens qui se tissent entre ses oeuvres. Le site, entièrement dynamique (un système d'administration permettra d'en gérer le contenu), produira une forme générative.
Mes photos prises n'étant pas bonnes, autant aller sur leur blog ou tout est expliqué :
"Nous avons cherché à construire une visualisation de données se basant sur un principe simple. Nous sommes partis d'un schéma dessiné par l'artiste, en cherchant à développer une structure graphique navigable en ligne. Les travaux sont réunis par familles selon des liens établis par l'artiste. Chacune de ces familles forme un ensemble de cercles imbriqués dont le diamètre varie selon le nombre d'oeuvres qu'elle contient. Chaque oeuvre est représentée par un point, disposé dans le cercle selon les liens qu'il entretient avec les autres. Cette structure s'organise autour d'un élément central, le parent de la famille, celui vers qui les autres travaux se rapportent par filiation. Le site sera dynamique; le système d'administration développé par la villa hermosa permettra donc à l'artiste de mettre à jour son site et de faire évoluer cette structure graphique. "

lundi 11 janvier 2010

2010


Carte de voeux de Kiwaïda

2010 ! Nous y voilà grand chat !

mardi 17 novembre 2009

PROFESSION CULTURE


© Affiche réalisée par Fanette Mellier * * *

Un site Internet s'est ouvert pour cette journée culturelle :

Samedi 21 novembre, rendez-vous dans les 130 écoles de l'enseignement supérieur Culture


Le 21 novembre prochain, le public est invité à découvrir les établissements de l'enseignement supérieur Culture et les nombreux métiers auxquels ils forment.

Lieux de transmission et de culture, ils présenteront chacun leur offre pédagogique, les métiers visés par les formations, les relations inter-écoles et leur participation à la vie artistique, culturelle et économique au plan local, national et international.

Les écoles ont carte blanche pour élaborer le programme de la journée Professions Culture

Conférences, débats, tables-rondes, projections, concerts, expositions de travaux d'étudiants ou d'anciens étudiants devenus des professionnels reconnus,... illustreront la richesse et la diversité de l'enseignement supérieur Culture.


L'enseignement supérieur Culture, c'est :


5 domaines : Architecture et paysage, Arts plastiques (art, design et communication), Cinéma et audiovisuel, Histoire de l'art et Patrimoine, Spectacle vivant (musique, danse, théâtre, cirque, marionnette et arts de la rue)

130 établissements relevant du ministère de la Culture et de la Communication. L'enseignement supérieur Culture compte 41 établissements publics et 87 établissements à statut territorial ou associatif, ainsi que 2 manufactures nationales

36 000 étudiants architectes, plasticiens, designers, photographes, graphistes, paysagistes, réalisateurs, comédiens, danseurs, musiciens, restaurateurs, historiens de l'art, conservateurs...

40 diplômes nationaux, intégrés dans le processus de Bologne : LMD, ECTS, promotion de la mobilité et de la recherche...

10 000 diplômés qui s'engagent chaque année sur le marché du travail avec des acquis associant des savoirs pratiques et théoriques de haut niveau

Des enseignants et intervenants de renommée nationale et internationale dans leur domaine d'activité

Un taux de 76% d'insertion professionnelle, en rapport avec le diplôme avec un accès rapide au premier emploi pour la grande majorité des diplômés

De très nombreux échanges européens et internationaux avec des écoles analogues, des structures culturelles (musées, centres d'art, théâtres, festivals...), des universités,  des laboratoires...

La prise en compte de la diversité à travers des programmes d'accueil des étudiants handicapés et des actions de diversification sociale et culturelle dans l'accès aux études

Des lieux où s'inventent des formes, des techniques, des objets, des modes de relation, de travail...


* * * Note sur
l'Affiche réalisée par Fanette Mellier * * *

Née en 1977, diplômée en 2000 de l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, Fanette Mellier a poursuivi sa formation en travaillant quelques années auprès de graphistes dont elle admire le travail : Pierre Di Sciullo, puis Pierre Bernard au sein de l’Atelier de Création Graphique. En 2004, elle s'installe comme graphiste indépendante, et travaille pour des commanditaires dans le domaine de l’édition littéraire, et de l’action culturelle et sociale. Depuis 2007, elle est en résidence au Pôle graphisme de la Ville de Chaumont, en marge du Festival, où elle mène un projet sur les liens entre graphisme et littérature. Son travail s'articule, avec une porosité certaine, entre projets de commande et de recherche, autour de la question de l'objet imprimé.

J'apprécie ses travaux, son travail typographique sur la couleur et ses superpositions, ses transparences, ainsi que son impact visuel dans la ville :
http://typo.thomaslexcellent.com/wp-content/uploads/2009/06/Fanette-Mellier-2007-Fontenew-2.jpg
http://2.bp.blogspot.com/_ICqcCoErf9o/SO8hc4hVG9I/AAAAAAAAAOY/6x0RTVdYJRQ/s400/accueil2.jpg
http://www.etapes.com/files/Image/agathe/juin/affiche_fm_2008%281%29.jpg
http://www.swisslegacy.com/wp-content/uploads//image-1.jpg
http://madebysix.files.wordpress.com/2008/08/fanette_6.jpg
http://www.salutpublic.be/2ou3choses/wp-content/uploads/livravous3.jpg


lundi 27 juillet 2009

OBSERVATION ♺ RECHERCHES

Photographies : Sonia Marques

mercredi 18 février 2009

E-LUSION

Belle collaboration, musique et graphisme, pour cet album de Rico Zerone, E-Lusion, à écouter sur Select Start Records dont les visuels (GFX) ont été conçu par Otro.

Je trouve que l'album est ouvert comme le paysage de sa couverture. Pluck O Pluck nous envoit joyeusement des myriades de pixels, un peu moqueur, E-Lusion, est plus en respirations tranquilles disco-mambo (qui m'a fait penser à mon Traino de l'album Insonia Inverno, 1999). J'aime beaucoup le D24M4, plus triste et fantastique, et l'Outro le plus sombre et expérimental. Le Mirage pourrait être le générique d'un jeux de hasard en attendant que tombent les bons numéros.

Le paysage coloré et sonore ravive de doux souvenirs comme celui de la chanson du brésilien Caetano Veloso, Saudosismo, qui la travailla avec la chanteuse Gal Costa, (album de 1969, à son nom, Gal Costa, dans la période du mouvement brésilien, le Tropicalismo) Eu, você, nós dois, Já temos um passado, meu amor... Tentamos inventar, Tentamos, A felicidade...

Mais ici, la réinterprétation très lo-fi, sur séquenceur musical (tracker) ajoute une monophonie à la balade, comme une monotonie assumée et merveilleuse. Si la saudade, est un sentiment qui rappelle celui de la nostalgie, ce mot portugais nous dit bien qu'il est différent, car il exprime un désir intense, pour quelque chose que l'on aime et que l'on a perdu, mais qui pourrait revenir dans un avenir incertain. Pour cet album, je l'imagine comme le souvenir d'un moment heureux.

Je me souviens aussi, avoir déjà apprécié d'autres de ses morceaux, et surtout le Sigh, déjà très saudade, de la belle compilation Microdisco Vol1, bleepy ballads en 2006.

Ces découvertes, je les dois à l'ami Julien Ducourthial, aka Otro. L'abstraction minimale de son graphisme pour l'album est une évidence pour ces illusions rêvées. Une vision directe et synthétique vers l'horizon d'une peinture dont les couleurs traversent des murs parallèles. Si la réalisation s'accorde bien avec les mirages de Rico Zerone, d'autres de ses collaborations ont fait aussi leur effet (voir sur le site du collectif 8bitpeoples).  Il a d'ailleurs réalisé une vidéo-démo pour son exposition (Black Noises, en ce moment jusqu'au 17 mars) à la galerie Duplex (Toulouse) en collaboration musicale, cette fois-ci, avec le compositeur suédois Goto80, lui-même faisant partie de la subculture de la demoscene sur Amiga, entre autre. Mais je n'ai pas encore pu voir tout cela. Pour ses expérimentations artistiques individuelles, son site ILBM (Interleaved Bitmap) en est un bon révélateur. 

Pour ce qui est dit et redit, du côté historique des cultures chip-low et bit... Rico et Otro, ont tous les deux en commun, la participation à la communauté (et label) internationale de Micromusic, (fondée en 1997, à Bâle) qui réunit des amateurs et autoproducteurs de la musique électronique faite avec des instruments low-tech, dite Chiptune (Game-Boy, Atari, Amiga, Commodore 64) ou détournés (Circuit-bending, retrogaming, jouets émettant des sons) Il en est, que ces amateurs sont devenus des spécialistes de la musique chip ! Cette culture 8-bit, regroupe en fait, différents styles de musique : électro, grindcore, pop, jazz, hip hop… Un bon vecteur donc, pour des générations plus jeunes, pour découvrir ou redécouvrir des genres, pour en interpréter des titres et les métisser. Côté visuel, cette culture qui influence l'art, le pixel-art, le net-art, la demoscene... et j'en passe des catégories inventées (moi qui en suis une disciple très indisciplinée, pas bien répertoriée), pourrait bien drainer encore nombre de partages et de micro-solidarités artistiques...  Et dans un avenir incertain, elle reviendra peut-être, avec saudade, comme le souvenir d'un moment heureux.

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