
Image du film Love serenade
Barry White - (Love Serenade)
Take it off
Baby, take it all off
I wanna see you the way you came into the world
I dont wanna feel no clothes
I dont wanna see no panties
And take off that brassiere, my dear
Everybody's gone
I'm taking the receiver off the phone
Because baby you and me...
This night....
We're gonna get it on To Love Serenade....
You know I get in these moods...
Well you know how it is
And I'm very glad to know that you feel the same way too
Baby we're gonna lay here...
And we're gonna make love
And we're gonna do it like its supposed to be done
Heaven only knows what goes on behind closed doors
The very depths of our souls will reach out tonight
You and me baby
In love...serenade
Make me want you
Tempt me, tempt me, tempt me
Make me need you
Let me long for you
You'll know what its like when a Man and Woman become One
And the only real way you can do that baby
Is when we're makin' love to each other
When you reach that
That simple feeling when you're makin love it's..
It's like you're in another world
Help me...
Help me...
Oh baby help me
Lord have mercy on me.
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Ce sont les paroles du chanteur Barry White, chanteur américain de rhythm and blues, de soul et de disco, le maestro de l'amour, sa chanson "Love serenade" est aussi le titre du film australien que j'ai beaucoup aimé, dont la voix de Barry White parcoure le film. Un film qui illustre de façon parodique les paroles... chaudes.
Love Serenade est le premier long métrage du réalisateur australien Shirley Barrett, Lauréat de la Caméra d'Or au Festival de Cannes 1996. Une anti-comédie romantique. L'atmosphère est celle des année 70 par la couleur, des marrons aux orangés, des disques et des canapés de cuir, des chemises détendues comme le style du personnage principal, 45 ou 50 ans, l'expérience relax et cool des déserts vierges. La fantaisie du film passe par les cicatrices du personnage, de son cou, derrière ses oreilles, jusqu'à se révéler sirène ou mélusine au masculin.
Le film se déroule dans un désert outback ville appelé Sunray. Ken Sherry (George Shetsov), l'animateur radio avec une voix incroyable débarque habiter une maison à côté d'une autre, là ou vivent 2 soeurs en quête d'amour... Chacune à leur manière...
Sherry travaille à la station FM locale, comme deejay. Il passe des disque et les émaillent de pensées philosophiques sur l'amour entre autre, ce qui ne manque pas d'attiser les soeurs... Chacune à leur manière... L'acteur George Shetsov, grand personnage, manipulateur, attire dans son filet, ces jeunes femmes comme les paroles de "Love serenade". Séducteur, calculateur, sexy, visqueux car mi-poisson mi-homme, cruel, égoïste, malin et constant. Son sort dépendra pourtant de l'interprétation des soeurs. L'une travaille comme serveuse dans un piteux restaurant, l'autre travaille comme coiffeuse. La plus jeune, d'une vingtaine d'année ne connait pas l'amour et a l'allure d'une adolescente complexée, décalée, maladroite et rêveuse loin des turpitudes de la vie matérialiste dont sa soeur fait les frais, de rose et de bigoudis vêtue, sa robe de mariée dans sa valise, prête à sortir dès qu'un homme se pointe. Le poisson va les enchanter puis elles vont toutes deux déchanter de son mécanisme trop adroit. Quelques images du film illustrent la mécanique sexuelle qui laisse de marbre chacune, les yeux fixant le plafond.
Le film rassemble les bizarres : humours acides, parodies, surréalisme tropical, très inattendus. La maison et son intérieur, la démarche 'so chic' de George Shetsov, en voiture allongée, au restaurant, sa solitude lui va comme un gant de magicien. Écraser ses chewing-gum dans son cendrier n'enlève rien à son charme insolent et nostalgique. Il s'est arrêté en plein désert et fait fortune de ses acquis. La technologie du "compact disc" le doublant, il s'est garé confortablement dans son "home studio" et grâce à Barry White, on envie ce son chaud, cette matière sonore colorée et sensuelle (on envie mais on mp3 aujourd'hui, tout aplatit et on en vit pas...)
En empruntant la phrase de la jeune soeur, il souhaite que l'on apaise sa solitude. Et cet apaisement est une belle ellipse, une sorte d'éducation amoureuse dont seuls les protagonistes ont le secret.
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Take it off
Baby, take it all off
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